Dernier ajout : 28 mars.
Shadow of the colossus est mon gros coup de coeur de la Playstation 2. Il m’a suffit d’en voir quelques extraits pour avoir envie d’y jouer. Cavalier solitaire parcourant une plaine déserte à la recherche de colosses d’autres temps pour sauver celle qu’il aime de la mort, Shadow of the colossus plonge le joueur dans une ambiance à la fois désenchantée et terriblement épique. Car c’est bien l’atmosphère du jeu, alliée à un concept génial (trouver les points faibles et escalader les colosses, se débattre face à eux) qui en fait un jeu d’exception. La technique est un peu à la ramasse sur PS2, mais la technique ne fait pas tout, et ce nouveau chef d’oeuvre en est bien la preuve.
Quelques années plus tard...
Véritable réussite artistique, Shadow of the colossus fait partie de ces classiques que l’on rebranche ne serait-ce que pour parcourir quelques kilomètres à pied ou à cheval pour le plaisir. L’univers gigantesque, quoique vide de toute humanité, fourmille de détails typographiques sublimes ou de petites bestioles à traquer. Découvrant un nouveau lieu dans un des confins de la carte, me voilà en train de gripper des murailles, prendre le temps d’observer ce qui m’entoure, m’extasier du vent qui souffle dans la lande...
Le jeu lui-même, quête mystique et affrontements titanesques contre des géants, offre un challenge lyrique, épique, d’un dynamisme à couper le souffle.
Ico, sorti en 2002, était le seul jeu dont j’avais envie de faire l’aventure sur PS2. Or un jeu, ça ne suffit pas pour l’achat d’une console, mais deux oui ! (copyright ryoga) Avec la sortie de Shadow of the colossus en février 2006, j’avais mon deuxième jeu ! Or comme ces deux titres sont des mêmes créateurs, quelque chose me disait qu’il fallait que je fasse Ico au préalable. Me voilà ainsi dans la peau de Ico, jeune garçon cornu (ahah) enfermé dans un donjon dont il va devoir sortir. Il rencontre une jeune fille mystérieuse, et va prendre la main tout au long de l’aventure.
Ico, outre sa réalisation exemplaire, apporte, par sa mise en scène et sa philosophie, le supplément d’âme qui fait de ce jeu un chef d’oeuvre du dixième art...
Resident Evil 4 était grandement attendu. Et il ne déçu pas. Remettant totalement en cause le gameplay propre aux précédents épisodes de la série, ce nouvel opus est à présent intégralement en 3D, personnages comme décors. Et c’est ici fait avec brio, les différents univers que l’on traverse rivalisant de beauté et de richesse. C’est à présent une course contre des zombies et autres monstres à travers les bâtiments que vous devrez faire pour survivre et déjouer un complot dans lequel, un peu à la manière d’un blockbuster américain, tout le monde est impliqué. Tout ici est parfait et majestueux. Un mastodonte du jeux-vidéo.
Edit : Le jeu ressortira sur de nombreux supports, notamment PS2, perdant alors son statut d’exclusivité. Il sera adapté sur Wii, avec les contrôles gyroscopiques. C’est cette version que l’on retrouve sur Wii U. Une version HD est disponible depuis sur de nombreuses plateformes.
Voyons ici la version Wii (sur Wii U) :
Avec le gamecube, le mouvement de protestation contre les choix de Nintendo concernant son hardware, la qualité et la quantité de ses jeux ne cesse d’augmenter. Pourtant, je n’ai jamais acheté autant de jeux du vivant d’une console ! Il est vrai que parmi ces jeux, beaucoup déçoivent (Mario Sunshine, Starfox Adventure, Zelda Wind Waker, Final Fantasy Crystal Chroniques...) En effet, on assiste à une baisse de qualité des licenses phares de Nintendo. Les jeux ne sont pas mauvais, mais on observe un certain décalage entre l’entreprise monstrueuse de réalisation de ces jeux, superbes, complexes, et tout simplement le plaisir d’y jouer, amoindri, voire absent. J’ai bien conscience que ce peut-être aussi le regard d’un joueur ayant maintenant de la bouteille, auquel il en faut un peu plus pour s’étonner. Mais le constat est là : rares sont les jeux qui ont pu nous faire rêver comme la période super nintento (voire 64)... On a bien sûr droit à quelques surprises (Beyond Good and Evil) ou phénomènes d’addiction (Phantasy Star Online), mais plus rien à voir avec ces jeux qu’on fait et refait tant ils sont bons sur le long terme !
En contrepartie, on assiste en réaction à ses concurrent à une utilisation systématique des effets médiatiques et autres coups de pub de la part de Nintendo. Ils remplissent bien leur rôle : tenir le joueur en haleine, lui donner plein d’espoirs, le persuader que le jeu est excellent. Au final c’est souvent une déception. Car même si le jeu se "laisse jouer", on peut être sûr que l’on n’y reviendra pas, ou que l’on ne le finira même pas. Ce qui est un comble quand on parle d’un mario ou d’un zelda !
La machine à rêve grince. Nintendo joue la fibre nostalgique en ressortant les jeux NES sur GBA. Les jeux ont vieilli, mais restent pour la plupart excellent. C’est en tout cas un excellent gagne-fric. Pour ma part je ne m’y fais pas prendre, mais les résultats sont là : le retro-gaming qui n’était qu’une affaire de passionnés et collectionneurs pendant quelques années devient à présent une valeur marketing forte !...
C’est un peu une "politique de la façade" que mène Nintendo, qui, en éternel irréductible du gameplay face aux supers bulldozers aux supers chassis, se vante d’être les développeurs de nouvelles façons de jouer. Ils se font pourtant damner le pion par Sony qui lance le "Eye Toy", une caméra qui vous filme intégré à des jeux où vous intéragissez véritablement. A la même période Nintendo sort le jeu musical Donkey Konga. Le jeu musical, on connait, même avec des accessoires (maracas, micros), mais ici c’est avec des tams-tams. Carrément. Ce qui aurait pu rester anecdotique devient plus intéressant lorsque Nintendo développe un jeu de plateformes, sorte de Donkey Kong Country mis au goût du jour, que l’on dirige avec ces kongas ! L’expérience risque malheureusement de s’arrêter là, le but de Nintendo n’étant pas de remplacer la manette par ces konga uniquement, mais il faut avouer que c’est une recherche vraiment intéressante qui prouve que Nintendo cherche toujours à innover !...
Deuxième étape du nouveau gameplay made in Nintendo : la Nintendo DS. Sortie fin 2004 au Japon et EU, la nouvelle portable de Nintendo présente deux écrans, dont un tactile, un micro et un réseau wifi. Attendons de voir comment Nintendo va, sur la longueur, exploiter ces nouvelles fonctionnalités...
L’étape suivante sera le successeur du gamecube, la nintendo révolution devrait proposer quelque chose qui va dans la direction lancée par la nintendo DS...
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