Journal de bord

Descente vers Los Cuernos

12 avril 2014, par gasp, domitille, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Le vent se lève, le ciel se dégage enfin. Ça tombe bien, on redescend !

Gros petit déjeuner pour nous réchauffer. Nous nous sommes avalés à peu près la moitié de la production annuelle d’avoine de l’hémisphère Sud. La nuit a été courte et glaciale. La montée au mirador pour voir le lever de soleil sur las Torres du brouillard n’était rien comparée à l’attente d’une éclaircie sous notre caillou.

On roule la tente encore humide [1], on démonte le dispositif anti-souris.

Et là, le vent se lève et le ciel se dégage... On regrimpe voir las Torres ! Ce serait trop dommage de ne pas les voir avec une belle lumière, c’est quand même le clou du W ! Une petite heure plus tard nous voici seuls face à ces 3 monts surplombants le Lago Torres. On ne regrette pas un seul instant, c’est vraiment magnifique.

On re-redescend. Déjeuner chaud puis c’est parti pour six heures de marche avec un vent à décorner des lamas en direction du campamiento Los Cuernos. On comptait aller un peu plus loin, vers le campamiento Italiano mais nos petits allers-retours nous ont mis en retard.

C’est un campement attaché à un refuge grand luxe : il y a une salle pour faire la cuisine avec un poêle à bois. On rencontre Alex et Pablo, deux guides du parc qui sont en day off et qui en profitent donc pour escalader des montagnes. Ok.

Au fil de la conversation on apprend qu’il y a des pumas dans le parc et que parfois ils se baladent entre les tentes la nuit. Gloups. On se rend compte aussi que ce sont des potes de Johanie la Québécoise qu’on avait croisée à Chiloé.


[1Lo siento Agus, vamos a secarla en poquitos días.

Les tours de la peine

11 avril 2014, par gasp, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Si El Chaltén est la Mecque du trekking, alors Torres del Paine est son Saint Graal. Les fameuses tours sont tellement peu visibles qu’elles en sont presque une légende.

Nous partons promptement de la Laguna Amarga où nous a déposé le bus. Après nous être acquittés des frais d’accès au parc (18 000 CHP par personne) et avoir suivi les consignes : pas de feu, pas de feu, pas de feu. On sent un certain traumatisme concernant les feu de forêt [1].

L’ascension est facile, le ciel est très couvert. On se fait rincer par des averses. Domitille est trempée et en a marre dès les 2 premiers kilomètres. Heureusement on fait une halte au Refugio Chileno à mi-parcours et elle se sèche au coin du poêle.

On poursuit vers le campamento Tores et on arrive sous la neige, youpi. On plante la tente, on sent qu’on va passer une bonne nuit. Et ça ne manque pas, on passe une courte nuit à greloter. On va voir le levé du soleil au pied des tours et on n’y voit rien à cause du brouillard.

On ne nous avait pas menti sur Torres del Paine.

Photographies

  • On commence la grimpette sous la pluie
  • Des cailloux, des cailloux...
  • Première (des 3) ascensions du Mirador de Las Torres
  • Mirador

Le circuit W de Torres del Paine

10 avril 2014, par gasp, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Lorsque nous l’avions croisée à Chiloé, Johanie nous avait mis l’eau à la bouche, quelques échanges de mails avec Youri nous ont convaincu. Nous allons à Torres del Paine. Nous repartons donc pour le Chili en direction de Puerto Natales qui sera notre point de chute avant et après le trek.

Aussitôt arrivés à Puerto Natales, on se rend au “Base Camp”, un bar qui propose tous les jours à 15h une petite conférence et une session de questions/réponses avec un guide expérimenté.

Le parc national de Torres del Paine est un des plus grands parcs du Chili avec une superficie de près de 2,500 km2. Il tire son nom des tours emblématiques qui sont très facilement reconnaissables. Les Torres del Paine sont les pics du Cerro Paine. Ils culminent à 3000 mètres et sont rejoints par le Cuernos del Paine.

Le plan des randonnées du Parque Nacional Torres del Paine

Le parcours de trek le plus réputé s’appelle le "W". Il tire son nom de la forme de son tracé, il se fait généralement en 4 ou 5 jours.

Le sentier est très balisé et très fréquenté, les pentes sont relativement douces. La difficulté, ce n’est pas la topographie mais les conditions climatiques.

Nos provisions

Après avoir souffert des nuits très fraîches sous la tente Fitz Roy nous prévoyons le coup et louons tapis de sol bien épais et duvet bien chaud. Comme on ne peut pas faire de feu, on emporte notre petite bonbonne de gaz et la casserole de Jeff. Au niveau combustible : riche et léger : riz, pâtes, quinoa, soupes en sachet, condiments, chocolat, oat meal, fruits secs et noix.


Piedras Blancas

8 avril 2014, par gasp, Municipio de El Chaltén, Departamento Lago Argentino, Santa Cruz, Argentina

Longeant le Rio Blanco par le Nord, puis sautant de gigantesque rocher en ridicule monolithe, on arrive à la Laguna Piedras Blancas. Au pied du glacier Fitz Roy Este, calés dans un rayon de soleil, on picore le parmesan que nous a offert Jeff en écoutant le glacier grogner et tonner. Puis, comme on a tout mangé, on décide de rentrer à la civilisation, parce que ça suffit.

Photographies

  • Rio Blanco
  • Glaciar Piedras Blancas
  • Petite siestoune de plage sur le retour
  • Au revoir Fitz Roy !

Fitz Roy !

7 avril 2014, par domitille, Municipio de El Chaltén, Departamento Lago Argentino, Santa Cruz, Argentina

Après avoir salué notre bienfaiteur Jeff, nous repartons cette fois-ci vers la Laguna de los Trés, repaire du légendaire Mont Fitz Roy.

En chemin, Gaspard remarque sur sa super carte un petit sentier qui grimpe fort sur la Loma de las Pizarras (une autre montagne). La carte dit que c’est dur et qu’il faut y aller accompagné par un guide. Même pas peur, on cache nos sacs dans un coin et on commence l’ascension.

Sur la Loma de las Pizarras

Tada ! Apparition du Fitz Roy !

Au risque de faire un peu les crâneurs, on doit avouer que c’était encore un chemin super facile et que le guide n’aurait servi à rien à part préparer du maté. On admire la vue admirable, on fait une petite sieste et on redescend en mode petit cabri sauvage dans les coulées de sable gris.

Notre cabane, confort !

On reprend la route en direction du campement Poincenot. Mauvaise surprise, il est surpeuplé. Gaspard ressort alors sa super carte et nous dégotte un campement un peu plus loin en hauteur. Nous découvrons alors un petit coin reculé et abandonné avec une cabane en bois.

Nous décidons immédiatement d’y élire domicile. Nous plantons la tente dans la cabane (oui, il fait très froid la nuit) et commençons à préparer notre dîner.

Grâce au matériel de Jeff le bienfaiteur, nous upgradons le nivel de notre dîner et nous lançons dans la préparation d’un locro à base de riz, d’aji et de haricots en boîte. Muy rico !!

C’est le ventre bien rempli que nous allons nous coucher dans notre tente dans notre petite cabane, la nuit s’annonce meilleure que la précédente.

Soudain, un bruit retentit dans la forêt. Crr crr crr. Qu’est-ce que ça peut bien être ? Cela semble venir de tout près, “c’est” sûrement dans notre cabane. Crr crr crr. Un castor ? Crr crr crr. Gaspard, n’écoutant que son courage, s’empare de sa lampe frontale et se décide à ouvrir la porte de la tente. Il est là, devant nous, ce petit rat qui grignote toute nos affaires restées sur une table dans la cabane.

Quel soulagement, ce rat a plutôt l’air d’une gentille petite souris. Nous évacuons nos biens, suspendons le sac de nourriture à un arbre à l’extérieur de la cabane et retournons nous coucher.

Soudain, un bruit retentit dans la forêt. Well well well. Qu’est-ce que ça peut bien être ? Cela semble venir de tout près, “c’est” sûrement près de notre cabane. Well well well. Un castor ? Well well well. Gaspard n’écoutant que son courage lance un timide “Hola, quien es ?”. Ce sont deux Anglais en short qui cherchent leur chemin. Gaspard sort sa super carte et leur montre où nous sommes et dans sa grande bonté les accompagne jusqu’au campement inférieur (celui où y’a plein de monde).

Jamie et Loic, les deux Anglais qui ont enfin enfilé un pantalon, prennent la pose.

Nous nous recouchons et nous réveillons quelques heures plus tard pour aller apercevoir les premiers rayons du soleil qui éclairent le mont Fitz Roy. Une heure de montée plus tard, nous y sommes, c’est splendide, le mont devient orange presque fluo. Nous retrouvons les deux Anglais perdus qui se sont décidés à mettre un pantalon.

Retour au campement pour boire un thé en constatant l’étendue des dégats de notre petit rat glouton. N’ayant pas de nourriture à se mettre sous la dent, il a grignoté tout ce qu’il a trouvé sur son passage. Le bouchon de la bouteille de gaz, les branches de mes lunettes, le manche de notre couteau et ma crème hydratante.

Tout cela n’est pas bien grave, on remballe et en route pour notre troisième jour de promenade !

Photographies

  • Sur le chemin
  • Laguna Hija et les couleurs d'Automne
  • Fitz Roy au lever du soleil
  • Fitz Roy à l'aube

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