Journal de bord

Pas la peine d’en faire un fromage

16 avril 2014, par gasp, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Au bout de 3 jours, à cours de nourriture et de motivation pour se geler les fesses, on décide de ne pas faire la 3eme patte du W qui consiste à un aller-retour au mirador du Glacier Grey dans la journée. Tant pis, des glaciers on en verra d’autres.

On s’était dit qu’on ferait le W d’Est en Ouest, puis qu’on contournerai le Lago Péhoé à pied pour rejoindre le centre administratif du CONAF et de là il y a des transports jusqu’à Puerto Natales.

Finalement, les deux premières nuits à se geler nous ont un peu démotivés. On s’est dit que finalement si on raccourcissait le trek ce ne serait pas si grave. Dès lors, nos rations de nourritures n’ont résisté ni à notre générosité ni à notre appétit, si bien qu’arrivés aux abords du Lago Pehoé, on n’avait plus rien à manger à part un petit sachet d’amandes et la seule barre chocolatée qu’on avait conservée pour les coups durs.

On attend donc le catamaran motorisé qui nous fera traverser le Lago Péhoé puis nous prendrons le bus pour Puerto Natales, puis retour en Argentine à El Calafate.

De là, d’autres aventures nous attendent : dormir, laver le linge, faire sécher la tente, trier les photos, mettre à jour le blog...

Bye bye Torres del Paine
Bye bye Torres del Paine
Domitille devant le Lago Pehoé et l’arrivée du catamaran

Valle Francés

15 avril 2014, par domitille, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Sans vouloir faire les crâneurs, la vallée Francés, c’est la plus belle de toutes les vallées.

Après une nuit encore bien fraiche passée à Los Cuernos, vamos a la Valle Francés !

Le campamiento Italiano est sur notre route, on y passera notre dernière nuit. Le campement longe une rivière, on installe donc la tente bien en hauteur loin de l’eau pour avoir un minimum d’humidité. On avale un déjeuner bien chaud et c’est parti pour 5 heures de balade dans la vallée Francés.

Ca commence fort avec une vue imprenable sur le Glacier Francés qui recouvre une petite chaîne de montagnes. Nous sommes toujours autant fascinés par les bruits des glaciers. Comme il a neigé dernièrement on peu apercevoir des petites avalanches qui font un boucan du tonnerre. C’est très impressionnant.

El Glaciar Francés
El Glaciar Francés
Le río del Francés coule dans la vallée et longe le glacier
Le río del Francés coule dans la vallée et longe le glacier

La lumière est très belle, les lengas sont rouge, orange et jaune presque fluo. Quelle chance de voir la Patagonie en automne !

Vue sur le lac Nordenskjold
Vue sur le lac Nordenskjold

On continue de grimper, on est presque arrivés au fond de la vallée, nous voilà cernés par des montagnes. Si nous ne voulons par finir à la frontale il nous faut redescendre.

L’automne dans la Vallée Francés
L’automne dans la Vallée Francés

On repasse devant le glacier qui pour nous dire au revoir nous offre une MEGA AVALANCHE qui nous scotche sur place ! Elle est si grosse qu’on se prend un souffle de flocons de neige en pleine tête. Incroyable.

Encore une belle journée qui s’achève, on termine nos réserves de nourriture pour le dîner et on fait don de notre quinoa et de nos tomates séchées à un pauvre petit Allemand qui n’avait plus rien à se mettre sous la dent.

Une tisane et au lit. Demain, retour à Puerto Natales.

Photographies

  • Les lengas font péter les couleurs d'automne
  • On est cernés par les montagnes !

Massif de del Paine

13 avril 2014, par gasp, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Anthony est un Français qui fait un tour du monde. Il était à Torres del Paine en même temps que nous avec un énorme sac et un genou en compote. Comme on admire l’esprit sportif, on s’est bien gardé de l’aider à transporter quoi que ce soit et lui, en remerciement nous a proposé de nous envoyer ses photos.

Comme nous, après la brume du matin, il est retourné au Mirador de las Torres et il a pris ces super photos.

Vous pouvez suivre ses récits de voyage sur son site One World to See, notamment sa série sur la Birmanie son coup de cœur qu’il nous a fait partager sur les sentiers.

Photographies

  • Torres del Paine
  • Logo Torres et Torres del Paine
  • Les Torres

Descente vers Los Cuernos

12 avril 2014, par gasp, domitille, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Le vent se lève, le ciel se dégage enfin. Ça tombe bien, on redescend !

Gros petit déjeuner pour nous réchauffer. Nous nous sommes avalés à peu près la moitié de la production annuelle d’avoine de l’hémisphère Sud. La nuit a été courte et glaciale. La montée au mirador pour voir le lever de soleil sur las Torres du brouillard n’était rien comparée à l’attente d’une éclaircie sous notre caillou.

On roule la tente encore humide [1], on démonte le dispositif anti-souris.

Et là, le vent se lève et le ciel se dégage... On regrimpe voir las Torres ! Ce serait trop dommage de ne pas les voir avec une belle lumière, c’est quand même le clou du W ! Une petite heure plus tard nous voici seuls face à ces 3 monts surplombants le Lago Torres. On ne regrette pas un seul instant, c’est vraiment magnifique.

On re-redescend. Déjeuner chaud puis c’est parti pour six heures de marche avec un vent à décorner des lamas en direction du campamiento Los Cuernos. On comptait aller un peu plus loin, vers le campamiento Italiano mais nos petits allers-retours nous ont mis en retard.

C’est un campement attaché à un refuge grand luxe : il y a une salle pour faire la cuisine avec un poêle à bois. On rencontre Alex et Pablo, deux guides du parc qui sont en day off et qui en profitent donc pour escalader des montagnes. Ok.

Au fil de la conversation on apprend qu’il y a des pumas dans le parc et que parfois ils se baladent entre les tentes la nuit. Gloups. On se rend compte aussi que ce sont des potes de Johanie la Québécoise qu’on avait croisée à Chiloé.


[1Lo siento Agus, vamos a secarla en poquitos días.

Les tours de la peine

11 avril 2014, par gasp, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Si El Chaltén est la Mecque du trekking, alors Torres del Paine est son Saint Graal. Les fameuses tours sont tellement peu visibles qu’elles en sont presque une légende.

Nous partons promptement de la Laguna Amarga où nous a déposé le bus. Après nous être acquittés des frais d’accès au parc (18 000 CHP par personne) et avoir suivi les consignes : pas de feu, pas de feu, pas de feu. On sent un certain traumatisme concernant les feu de forêt [1].

L’ascension est facile, le ciel est très couvert. On se fait rincer par des averses. Domitille est trempée et en a marre dès les 2 premiers kilomètres. Heureusement on fait une halte au Refugio Chileno à mi-parcours et elle se sèche au coin du poêle.

On poursuit vers le campamento Tores et on arrive sous la neige, youpi. On plante la tente, on sent qu’on va passer une bonne nuit. Et ça ne manque pas, on passe une courte nuit à greloter. On va voir le levé du soleil au pied des tours et on n’y voit rien à cause du brouillard.

On ne nous avait pas menti sur Torres del Paine.

Photographies

  • On commence la grimpette sous la pluie
  • Des cailloux, des cailloux...
  • Première (des 3) ascensions du Mirador de Las Torres
  • Mirador

Le circuit W de Torres del Paine

10 avril 2014, par gasp, Puerto Natales, Antofagasta, Provincia de Antofagasta, II Región de Antofagasta, Chile

Lorsque nous l’avions croisée à Chiloé, Johanie nous avait mis l’eau à la bouche, quelques échanges de mails avec Youri nous ont convaincu. Nous allons à Torres del Paine. Nous repartons donc pour le Chili en direction de Puerto Natales qui sera notre point de chute avant et après le trek.

Aussitôt arrivés à Puerto Natales, on se rend au “Base Camp”, un bar qui propose tous les jours à 15h une petite conférence et une session de questions/réponses avec un guide expérimenté.

Le parc national de Torres del Paine est un des plus grands parcs du Chili avec une superficie de près de 2,500 km2. Il tire son nom des tours emblématiques qui sont très facilement reconnaissables. Les Torres del Paine sont les pics du Cerro Paine. Ils culminent à 3000 mètres et sont rejoints par le Cuernos del Paine.

Le plan des randonnées du Parque Nacional Torres del Paine
Le plan des randonnées du Parque Nacional Torres del Paine
En rouge, le circuit W

Le parcours de trek le plus réputé s’appelle le "W". Il tire son nom de la forme de son tracé, il se fait généralement en 4 ou 5 jours.

Le sentier est très balisé et très fréquenté, les pentes sont relativement douces. La difficulté, ce n’est pas la topographie mais les conditions climatiques.

Nos provisions
Nos provisions

Après avoir souffert des nuits très fraîches sous la tente Fitz Roy nous prévoyons le coup et louons tapis de sol bien épais et duvet bien chaud. Comme on ne peut pas faire de feu, on emporte notre petite bonbonne de gaz et la casserole de Jeff. Au niveau combustible : riche et léger : riz, pâtes, quinoa, soupes en sachet, condiments, chocolat, oat meal, fruits secs et noix.


Piedras Blancas

8 avril 2014, par gasp, Municipio de El Chaltén, Departamento Lago Argentino, Santa Cruz, Argentina

Longeant le Rio Blanco par le Nord, puis sautant de gigantesque rocher en ridicule monolithe, on arrive à la Laguna Piedras Blancas. Au pied du glacier Fitz Roy Este, calés dans un rayon de soleil, on picore le parmesan que nous a offert Jeff en écoutant le glacier grogner et tonner. Puis, comme on a tout mangé, on décide de rentrer à la civilisation, parce que ça suffit.

Photographies

  • Rio Blanco
  • Glaciar Piedras Blancas
  • Petite siestoune de plage sur le retour
  • Au revoir Fitz Roy !

Fitz Roy !

7 avril 2014, par domitille, Municipio de El Chaltén, Departamento Lago Argentino, Santa Cruz, Argentina

Après avoir salué notre bienfaiteur Jeff, nous repartons cette fois-ci vers la Laguna de los Trés, repaire du légendaire Mont Fitz Roy.

En chemin, Gaspard remarque sur sa super carte un petit sentier qui grimpe fort sur la Loma de las Pizarras (une autre montagne). La carte dit que c’est dur et qu’il faut y aller accompagné par un guide. Même pas peur, on cache nos sacs dans un coin et on commence l’ascension.

Sur la Loma de las Pizarras
Sur la Loma de las Pizarras
Tada ! Apparition du Fitz Roy !
Tada ! Apparition du Fitz Roy !

Au risque de faire un peu les crâneurs, on doit avouer que c’était encore un chemin super facile et que le guide n’aurait servi à rien à part préparer du maté. On admire la vue admirable, on fait une petite sieste et on redescend en mode petit cabri sauvage dans les coulées de sable gris.

Notre cabane, confort !
Notre cabane, confort !

On reprend la route en direction du campement Poincenot. Mauvaise surprise, il est surpeuplé. Gaspard ressort alors sa super carte et nous dégotte un campement un peu plus loin en hauteur. Nous découvrons alors un petit coin reculé et abandonné avec une cabane en bois.

Nous décidons immédiatement d’y élire domicile. Nous plantons la tente dans la cabane (oui, il fait très froid la nuit) et commençons à préparer notre dîner.

Grâce au matériel de Jeff le bienfaiteur, nous upgradons le nivel de notre dîner et nous lançons dans la préparation d’un locro à base de riz, d’aji et de haricots en boîte. Muy rico !!

C’est le ventre bien rempli que nous allons nous coucher dans notre tente dans notre petite cabane, la nuit s’annonce meilleure que la précédente.

Soudain, un bruit retentit dans la forêt. Crr crr crr. Qu’est-ce que ça peut bien être ? Cela semble venir de tout près, “c’est” sûrement dans notre cabane. Crr crr crr. Un castor ? Crr crr crr. Gaspard, n’écoutant que son courage, s’empare de sa lampe frontale et se décide à ouvrir la porte de la tente. Il est là, devant nous, ce petit rat qui grignote toute nos affaires restées sur une table dans la cabane.

Quel soulagement, ce rat a plutôt l’air d’une gentille petite souris. Nous évacuons nos biens, suspendons le sac de nourriture à un arbre à l’extérieur de la cabane et retournons nous coucher.

Soudain, un bruit retentit dans la forêt. Well well well. Qu’est-ce que ça peut bien être ? Cela semble venir de tout près, “c’est” sûrement près de notre cabane. Well well well. Un castor ? Well well well. Gaspard n’écoutant que son courage lance un timide “Hola, quien es ?”. Ce sont deux Anglais en short qui cherchent leur chemin. Gaspard sort sa super carte et leur montre où nous sommes et dans sa grande bonté les accompagne jusqu’au campement inférieur (celui où y’a plein de monde).

Jamie et Loic, les deux Anglais qui ont enfin enfilé un pantalon, prennent la pose.
Jamie et Loic, les deux Anglais qui ont enfin enfilé un pantalon, prennent la pose.

Nous nous recouchons et nous réveillons quelques heures plus tard pour aller apercevoir les premiers rayons du soleil qui éclairent le mont Fitz Roy. Une heure de montée plus tard, nous y sommes, c’est splendide, le mont devient orange presque fluo. Nous retrouvons les deux Anglais perdus qui se sont décidés à mettre un pantalon.

Retour au campement pour boire un thé en constatant l’étendue des dégats de notre petit rat glouton. N’ayant pas de nourriture à se mettre sous la dent, il a grignoté tout ce qu’il a trouvé sur son passage. Le bouchon de la bouteille de gaz, les branches de mes lunettes, le manche de notre couteau et ma crème hydratante.

Tout cela n’est pas bien grave, on remballe et en route pour notre troisième jour de promenade !

Photographies

  • Sur le chemin
  • Laguna Hija et les couleurs d'Automne
  • Fitz Roy au lever du soleil
  • Fitz Roy à l'aube

Laguna Torre

6 avril 2014, par gasp, Municipio de El Chaltén, Departamento Lago Argentino, Santa Cruz, Argentina

Partis vers 10h d’El Chalten, nous prenons le sentier en direction de la Laguna Torre.

Le chemin est super balisé, la marche très facile, on croise pas mal de monde, après la rando de la mort de Bariloche, ici c’est un peu Disneyland !

En route !
En route !
Un marais
Un marais

Le paysage change assez vite, de forêt à marais et steppe. Rapidement on aperçoit les pics enneigés et le glacier.

Nous posons nos sacs au campement et grimpons jusqu’au Mirador pour avoir une belle vue sur le glacier.

Le Glacier vu du mirador
Le Glacier vu du mirador

Au retour on croise un rapace pas farouche qui se laisse photographier.

Un rapace peu timide
Un rapace peu timide

La randonnée est terminée et il n’est que 18h. En temps normal on aurait fait un feu et ça nous aurait occupé mais dans ce parc c’est interdit, alors on aménage notre campement. Domitille dresse une cloture autour de notre zone de camping et pose un parquet au pied de la tente. Pour ma part, j’entreprends la construction d’une cuisine avec bancs et table. Nous voilà fin prêt pour dîner, il est 19h...

Une boîte de ravioli cramée plus tard, on se rend compte qu’on a un voisin. Jeff, un américain, la quarantaine, vient à notre rencontre alors on lui fait une visite notre campement.

Jeff au camp
Jeff au camp

Autour d’une tisane qu’il nous offre, il nous explique qu’il compte aller faire des photos des Torres au lever du jour et nous propose de l’accompagner.

La nuit est froide, on a du mal à dormir. On est presque contents d’entendre le réveil sonner à 7h du matin pour notre rendez-vous matinal avec Jeff.

Le lever du soleil sur les Torres et le glacier, ça en jette. Jeff mitraille et nous on rêvasse.

Jeff au lever du soleil
Jeff au lever du soleil

De retour au campement, on troque deux carrés de chocolat chilien contre du thé, du café, deux super petits dej de flocon d’avoine, une casserole, du parmesan italien, des sacs hermétiques, du couscous et une super cuillère en plastique.

Soit notre chocolat était vraiment bon, soit Jeff en fin de parcours avait envie d’alléger un peu son lourd paquetage de 26 kg.

Laguna Torre au lever du soleil
Laguna Torre au lever du soleil

Glaciar Perito Moreno

4 avril 2014, par gasp, El Calafate, Departamento Lago Argentino, Santa Cruz, Argentina

Nous sommes allés voir le Perito Moreno, gros glacier près d’El Calafate.

Quand on s’approche on dirait qu’il y a de l’orage et des vagues. Les craquements du glacier donnent l’impression de coups de tonnerre ou de canon. Le ruissellement des torrents intérieurs causés par la fonte du glacier ressemblent au ressac des vagues sur la plage.

Parfois de gros blocs de glace se décrochent et avec un bruit fracassant se brisent dans l’eau. On a l’impression qu’ils chutent au ralenti. C’est parce qu’ils tombent de très haut et de loin [1].

Photographies

  • Perito Moreno, vue d'ensemble
  • Le glacier
  • Falaise
  • Perito Moreno, vue panoramique

[1Le glacier mesure une cinquantaine de mètres de haut et nous étions situés à 150m du bord.

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