Journal de bord

Arrivée à Anchorage

6 juin 2016, par gasp, Anchorage, Alaska, United States of America

Déjà quand tu arrives, tu te rends compte que ça va être beau.
Avant d’atterrir à Anchorage, l’avion survole les Chugach Mountains, c’est très beau, des glaciers, des fjords, des petits moutons de nuages qui s’accrochent aux sommets enneigés, miam.

A l’aéroport je suis surpris par ces tapis roulants délivrant ces bagages à moins de 10 mètres de la sortie où passent les voitures, je me dis que soit le bled est plutôt tranquille, soit les gens doivent se faire souvent piquer leurs valises.

J’attends le bus en papotant avec des gens, qui rentrent au pays ou qui bossent à l’aéroport. Dès que je parle de rando, ils me parlent tous des ours, des gens qui se sont fait tuer la semaine dernière, de ce père de famille défiguré jeudi passé...

Anchorage est une ville américaine sans intérêt, sa zone centrale (downtown) est minuscule, elle s’étend sur des zones pavillonnaires et industrielles bien quadrillés par des routes bien droites, et comme c’est très plat, on a l’impression d’être sur un damier géant où s’alterneraient les centres commerciaux et les zones pavillonnaires.

Je retrouve Augustin, dans l’auberge de jeunesse plutôt bien placée. Il est venu comme moi, en bus, et il est également surpris de ce système de distribution de bagages, il l’appelle le "Free Gear Delivery System" et on se dit qu’on n’aurait pas dû apporter autant de materiel mais juste se servir sur place. Le problème c’est que vu les loisirs des états-uniens [1], il y a de fortes chances de se retrouver avec des clubs de golf.

Je cuisine un gros dîner qu’on mange sur le bord de la route déserte, on veille jusque tard en attendant la nuit, qui ne viendra pas, ah mais oui, c’est vrai !


[1je ne dis pas "Américains" parce qu’Agustin se fâche, il est également "Américain", mais pas "Yankee"

Le roi de la pampa retourne sa chemise

24 janvier 2016, par gasp

Le roi de la pampa retourne sa chemise
Pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
Le cornédbîf en boîte empeste la remise
Et fermentent de même et les cuirs et les peaux
 
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
Les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
Nous avions aussi froid que nus sur la banquise
Lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
 
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
Aventures on eut qui s’y pique s’y frotte
Lorsqu’on boit du maté l’on devient argentin
 
L’Amérique du Sud séduit les équivoques
Exaltent l’espagnol les oreilles baroques
Si la cloche se tait et son terlintintin

C’est le premier des Cent mille milliards de poèmes, de Raymond Queneau


Récolte des olives

24 décembre 2015, par gasp, Saint Romain en Viennois, Vaucluse, France

Il ne fait pas trop frais, un peu plus humide que les autres années. La récolte des olives attire les chevaux, curieux, qui viennent en goûter quelques unes.

Comme il y a une belle lumière, je complète l’article d’hier avec quelques photos.

Photographies


Le maté comme arme ?

1er février 2015, par gasp, Colonia del Sacramento, Uruguay

C’est en tous cas l’idée que cherchent à défendre ceux qui ont conçu ces pochoirs.

Photographies


0 | ... | 15 | 20 | 25 | 30 | ... | 165