19 février 2014, par gasp, Distrito Las Cuevas, Departamento Luján de Cuyo, Mendoza, Argentina
Il y avait une voie ferrée qui reliait l’Argentine au Chili par les Andes. Abandonnée, maintenant il n’y a plus que les mules qui font le trajet.
El Ferrocarril Trasandino, ainsi se nomme cette portion de chemin de fer de 1,408 kilometres reliant Buenos Aires à Valparaiso. Abandonnée en 1984, cette ligne est depuis à l’abandon. De nombreuses voies se tordent sous la rouille et les glissements de terrain, les ponts grincent sous le vent et tanguent dangereusement, les petits tunnels s’effondrent progressivement et les petits hameaux servant de points de ravitaillement en eau sont devenues des villes fantômes.
Le rail a laissé sa place à la route où les semi-remorques se traînent dans des nuages de fumée noire.
Pour les points inaccessibles par la route, la mule a repris de l’activité.
18 février 2014, par gasp, Distrito Las Cuevas, Departamento Luján de Cuyo, Mendoza, Argentina
La Ruta 7, reliant Mendoza à Santiago du Chili par un col situé à près de 4000 m d’altitude est un des seuls passages qui traverse la cordillère.
Connu des incas, son parcours est à peu près resté le même à l’exception d’un tunnel mis en circulation dans les années 1960 et se trouve non loin d’un tunnel semblable construit au début du XXe siècle pour le chemin de fer transandin maintenant abandonné.
Près de la frontière, tracée en crête de montagnes, dans une zone neutre partagée entre Argentine et Chili, El Cristo Redentor de los Andes fut inauguré le 13 mars 1904 pour célébrer la résolution pacifique du conflit frontalier mettant aux prises les deux pays.
On est allé respirer le bon air frais (et se geler les fesses) à la frontière
5 février 2014, par gasp, Mendoza Capital, Argentina
Jeanne-Marie et moi sommes partis quelques jours à l’ouest de l’Argentine. Mendoza Capital, la ville de Mendoza chef lieu de la région éponyme.
Mendoza
À 1000 km, soit quelques heures d’avion à l’ouest de Buenos Aires Capital, Mendoza est mondialement connue pour ses vignobles. Grande ville située dans l’aride Pampa au pied des Andes, cette ville a connu son essor avec l’irrigation qui a permis d’y cultiver notamment l’olivier et la vigne. Mendoza assure aujourd’hui 60% de la production vinicole du pays avec plus de 13 millions d’hectolitres en 2003 [1].
Nous n’avions pas vraiment fait le voyage pour picoler, sans idée en tête, sans vraiment savoir ce qui nous attendait, nous y sommes allés parce que de nombreux Argentins nous avaient dit "c’est très beau, allez-y".
Arrivés sur place, on nous a conseillé d’aller à San Rafael et à Malargüe, l’idée que ce ne soit pas référencé dans le Routard m’a plu.
Carte du sud de la région de Mendoza
San Rafael et Malargüe sont au sud de Mendoza, à l’ouest c’est la Cordillère des Andes et le Chili, au sud, la Pampa, une région argentine qui porte bien son nom.
Un derrick de pétrole entre San Rafael et Malargüe
La pampa, c’est d’un ennui mortel, gris et vert en bas, bleu en haut. Je me souviens en avoir traversé des kilomètres et des kilomètres entre Buenos Aires et Salta quand on voyageait avec Domitille et Eva, c’est toujours aussi hypnotisant. Nous avons aperçu quelques champs de pétrole et je crois un lac salé dans le coin de Nihuil.
Nous avons donc décidé d’aller voir la Cordillère, riche en lacs d’altitude, en grosses montagnes et en marmottes, ah heu non, pas de marmottes [2].
San Rafael
Les premiers jours à San Rafael, nous sommes allés sur le bord du Rio Atuel, en prenant le bus jusque Valle Grande. C’est un grand lac artificiel d’altitude créé pour les besoins d’un barrage hydro-électrique. Chose étrange : il n’y a aucun arbre ; la végétation andine composée de buissons bas et éparses et de mousses jouxte les eaux claires et froides du lac. Un restaurant et une plage artificielle tentent de s’étaler et de conquérir ce rivage inhospitalier que nous avons fui de peur de brûler au soleil.
En aval du barrage par contre, le bord de route est très animé : campings, magasins d’artisanat et de nombreuses cahuttes proposent des activités nautiques extrêmes tel que le kayak, le rafting et la descente sur bouée en forme de banane. Affublés de gilets trop grands et de casques aux couleurs criardes, les touristes se laissent couler par grappes en poussant de grands cris à la moindre écume.
Nous avons fui le tumulte en nous postant de l’autre côté du rio pour bouquiner à l’ombre des saules et nous tremper dans l’eau fraîche entre deux chapitres. Rencontré un franco-argentin et son épouse de Cordoba qui nous ont conseillé d’aller voir du côté de Malargüe.
Le lendemain, on prenait le bus jusque Villa 25 de Mayo puis un combi jusqu’à l’Embalse de los Reyunos.
Malargüe
Arrivés à Malargüe, on se tasse dans la voiture des les parents de Malbya (rencontrée dans le bus) qui nous amènent dans un hostel où on rencontre Manu un autre franco-argentin et son épouse qui fait le tour de la région à cheval, ils montent un projet de tourisme éco-responsable autour de l’équitation et de la musique dans la région. Jeanne-marie goûte son premier maté et elle aime bien.
Malargüe est une ville calme. Calme au point qu’en dépit de ses 23 000 habitante, dans l’intersection des deux rues principales, à midi, en semaine, il n’y a pas une voiture.
De Malargüe, nous sommes allés visiter la Valle Hermoso.
4 février 2014, par gasp, Valle Hermoso, Distrito Ciudad de Malargüe, Departamento Malargüe, Mendoza, Argentina
La Valle Hermoso est une vallée fermée accessible seulement par la route qui longe le Rio Salado. De Malargüe, on passe d’abord par Los Molles puis Las Leñas, reconnue pour sa station de ski.
D’après la légende, cette vallée s’appelle ainsi à cause des touffes d’arbuste jaune qui y pousse. Voici ce qu’en dit Wikipedia :
En 1860, le botaniste Peregrino Strobell, lors d’un voyage d’étude scientifique arrive pour la première fois dans une vallée située au pied du Cerro Torrecillas. Pour lui donner un nom, il choisit le nom de l’espèce Adesmia Pinifolia un arbuste que la tribu Mapuche, les premiers habitants de la zone, appelaient Coli Mamil (ce qui signifie littéralement bois à brûler jaune - en espagnol Leña Amarilla). D’où le nom de Las Leñas.
pour votre plus grand plaisir, voici quelques photos prises sur la Ruta 222 entre Los Molles et la laguna de la Valle Hermoso.
En discutant avec un habitant de Los Molles (un Porteño venu se mettre au calme, bon choix), la vallée de la laine jaune appartiendrait à un seul propriétaire, un dignitaire malaisien. Vendu par le gouvernement corrompu de Carlos Menen, elle représenterait 2500 hectares. À vérifier.
3 février 2014, par gasp, Los Reyunos, Distrito Veinticinco de Mayo, Departamento San Rafael, Mendoza, Argentina
Sur le Rio Diamante, un barrage hydro-électrique a créé un lac d’altitude. De nombreuses maisons de villégiature restaurant et un camping ont transformé ce coin perdu en petite station balnéaire.