Journal de bord

Le temps du surf en couche

30 avril 2013, par gasp, domitille

Le temps du couch surfing (surf en couche) est révolu, bilan des courses : très positif !

Magdalena a eu l’honneur d’être la première à nous recevoir en tant que couch surfers.

Magda est graphiste freelance (donc elle a un chat) et elle travaille dans un studio qu’elle co-loue avec d’autres frees, on se pointe le matin pour y déposer nos sacs, elle enfourche son vélo et disparaît dans la poussière du matin.

Le soir, elle nous accueille avec un naturel surprenant, on cuisine, boit du maté (super fort), écoute de la musique (des groupes de rock argentins super connus.... des argentins) et nous laisse une pièce à l’étage qui est son studio du week-end et qui a un accès aux toits.

On s’installe royalement pour surfer sur les sites de recherche d’apparts
On s’installe royalement pour surfer sur les sites de recherche d’apparts

Elle part en fin de semaine au Brésil avec une copine et elle a encore plein de boulot à boucler, donc sa semaine est somme-toute un peu chargée. On se fait donc des bouffes chez elle, on bout du vin argentin et des bières, en tentant des recettes françaises.

Recette de la tarte à la moutarde argentine
Prendre une demie pâte brisée (ici elles sont doubles)
ne pas tartiner de moutarde parce qu’ici ça coûte un rein
éplucher les oignons et les tomates
soupoudrer de fromage rappé louche entre le gouda et le plastique
faire brûler dans un four.

Magda et Mincho son chat flex
Magda et Mincho son chat flex

Au petit matin, on quitte l’appart de magda (et son vélo, pouf !) et on transporte nos énormes sacs jusque dans le quartier de Retiro où il y a plein d’entreprises dont celle d’Eleonora, notre 2ème host.

Eleonora fait des illustrations pour des jeux ludo-éducatifs chez OX on papote avec sa collègue Marianne super sympa, et on la retrouve le soir pour partir en voiture jusque chez elle.

Elle habite à Adrogué dans une grande maison avec sa maman Marisa et son frère Juan Alejandro.

Premier soir de pluie, dans les rues d’Adrogué
Premier soir de pluie, dans les rues d’Adrogué

On va boire des verres avec Eleonora, Marianne et Guillerma, puis le lendemain, on retourne à la capitale pour visiter des appartements.

Marian, Dodo y Nono
Marian, Dodo y Nono

Samedi soir on est invité à l’anniversaire de Mati où Eleonora (alias Nono) retrouve ses copains de lycée qui habitent tous dans le quartier.

Une joyeuse bande de potes complètement surexcités, très chaleureux, qui chantent Manu Chao et des tubes argentins, s’embrassent, se chamaillent et nous prennent à parti...

On ne capte pas grand chose à leur castellano, mais heureusement, ils nous parlent despacio et avec un peu d’anglais, un peu de français, un peu de bière artisanale, on se comprend vite !

Un peu plus tard, on sort dans un pub qui passe des clips psychédéliques comme celui du groupe OK Go et les take away concerts de Phœnix.

Regardez c’est vachement marrant c’est des mecs en combinaison moulante qui font des roulades sur une vitre.

Pub d’Adrogué (et non pub de drogués)
Pub d’Adrogué (et non pub de drogués)

Dimanche, on passe la journée chez Nono et sa maman, on se fait dorloter, on mange plein de bons petits plats et de bons fromages en buvant du thé, et on parle musique et graphisme.

Nono a beaucoup de talent et de créativité, elle nous parle de ses voyages et de beaucoup de choses qui se passent dans le milieu artistique de Buenos Aires

Couchsurfing

29 avril 2013, par gasp, Buenos Aires

Première expérience de couchsurfing en tant que surfeur.

Couchsurfing , /koːtʃ.sœʁ.fiŋ/ masculin
de l’anglais couch le canapé peut être littéralement traduit par surf sur canapé.

Ça ne consiste pas à utiliser le mobilier de salon pour se déplacer par translation sur un support propice, mais plutôt à échanger de l’hospitalité entre couchsurfeurs.

Domitille tente le couch-surfing au Starbucks café
Domitille tente le couch-surfing au Starbucks café
Très vite, on lui demande de quitter l’établissement.

Un couchsurfeur /kautʃ.sœʁ.fœʁ/, c’est quelqu’un qui aime bien voyager et qui va héberger gratuitement des gens chez lui et/ou qui va squatter gratuitement chez des gens lors de ses voyages. On va dormir chez des inconnus et des inconnus viennent dormir chez nous.

On peut accueillir (on est alors host) ou surfer (on est alors guest) le mieux et le plus répandu est bien entendu de faire les deux.

Accueillir quelqu’un chez soi ou aller chez des inconnus, est-ce dangereux ? Bizarre ? Qu’est-ce qu’on va arriver à se dire ? Pourquoi les pandas nains sont roses ?

Alors, déjà, tous les pandas nains ne sont pas roses. Et puis, la pratique du couch-surfing est relativement sure parce que c’est basé sur un réseau de confiance, c’est à dire que les gens qui hébergent ou sont hébergés laissent des commentaires sur un site web. Ces commentaires sont consultables par tous.

La question qui vient après, c’est "ouais, mais peut être que les gens se mettent des commentaires à eux-même en créant de faux profils". Oui, mais comme c’est basé sur un réseau social et qu’il y a un fort brassage, ce serait difficile de créer des faux profils à chaque fois. Sachant que quand il y a des trucs craignos, l’info circule très vite. Ca arrive très rarement, je n’ai vu qu’une seule annonce en 2012 pour la zone "Paris-IDF", c’était une host qui volait des trucs dans le sacs des surfeurs. On a plus de risque de se faire grignoter par un requin en allant nager chez Sylvain et Laetitia.

Les échos que j’avais eu sur cette pratique étaient toujours très positifs, on avait donc testé en hébergeant des couchsurfeurs au 27 ter Rue Saint Maur. Chaque fois ça s’était très bien passé, et on a fait de belles rencontres.

Recherche de logement

26 avril 2013, par gasp

Depuis quelques jours, on cherche activement una habitación, c’est un petit peu compliqué.

On a le choix entre les locations, les locations saisonnières et la colocation.

Carnet de recherche d’appart
Carnet de recherche d’appart

La location, il faut un garant, que bien sûr on n’a pas, et je n’ose même pas imaginer leur tête s’ils savaient qu’on n’a pas de job. On a fait quelques agences, et on s’est vite rendu compte qu’ils nous envoyaient systématiquement paître dès qu’on abordait le sujet du garant. Sur les forums d’expats, ils ont l’air de dire qu’on peut laisser des énormes cautions (genre plus de 6 mois de loyer) mais je pense que ce genre de prose s’adresse plus aux cadres expatriés par de grosses boîtes qu’à nous.

La location saisonnière meublée, c’est super cher et le premier mois, on nous demande :

  • 1 mois de caution restituée à la fin (ok),
  • 1 mois de loyer (normal)
  • 1 mois pour la comission de l’agence immobilière (aouch !)

Si on prend une location pour 3 mois, le fait de payer un mois d’agence dans le vent ne nous enchante pas trop. En plus sur les sites spécialisés de particulier à particulier (comme Argenprop), c’est super squatté par les agences immobilières.

La colocation est donc la solution qui nous semblerait la plus adaptée, reste encore à trouver... On a des visites demain.

Prendre ses marques

21 avril 2013, par gasp, Buenos Aires

Dix jours, c’est un peu trop tôt pour dresser un bilan, c’est le temps qu’on s’est laissé pour atterrir en douceur.

On s’est pas mal baladés au hasard des rues, pour apprivoiser la ville, pour prendre nos marques, repérer les quartiers. Prendre le bon bus dans la bonne direction, ressortir d’une station de métro puis rerentrer de l’autre côté de la rue pour changer de sens, savoir où on peut acheter du fromage, les consignes pour les bouteilles de bière, enfin tous ces trucs de la vie quotidienne qui ne sont pas naturels pour nous.

Ici c’est l’automne, ou plutôt l’été indien, il est très doux, et il fait jusqu’à 26°C, on a quitté un timide printemps parisien pour plonger dans la saison des tomates mûres, on se régale de crudités.

La première salade, une grande victoire
La première salade, une grande victoire

Ces dix jours, on a logé chez Nadia, et franchement, ne pas avoir à se trimballer les sacs d’hostels en couchs, être en sécurité, avoir accès à une cuisine, à Internet, prendre le temps de s’organiser, c’était un vrai confort.

Mine de rien, on passe beaucoup de temps sur Internet pour tout ce qui est organisation ça nous fait gagner beaucoup de temps. On a du mal à s’en passer.

Correction des copies et rédaction du blog
Correction des copies et rédaction du blog
Nous nous installons pour geeker (comprendre : faire un blog et corriger des copies de petits étudiants abandonnés de l’autre côté de l’atlantique) dans l’atelier de Nadia.
Sur le toit de chez Nadia, Domitille prend un bain de soleil
Sur le toit de chez Nadia, Domitille prend un bain de soleil

On est pas mal à la cool, on ne blinde pas nos journées à vouloir faire plein de choses, on va boire des verres en terrasse, Domitille se fait bronzer sur le toit, j’ai même le temps d’écrire des articles de blog longs et chiants comme celui-ci.

Domitille en a marre de marcher
Domitille en a marre de marcher
Elle a mal aux fesses à cause du fútbol

Buenos Aires nous apparaît comme une ville très agréable, c’est vrai qu’on a tendance à fréquenter plutôt les beaux quartiers pour l’instant. C’est très bruyant, très vivant, verdoyant, riche en couleurs et grand, grand, grand.

Il y a beaucoup de tags et d’arbres dans les rues
Il y a beaucoup de tags et d’arbres dans les rues
Domitille et Gilles, devant le congrès
Domitille et Gilles, devant le congrès

Et puis surtout, il y a Gilles. Gilles nous est apparu comme un ange gardien, il nous a aidé à décrypter la ville, des petits trucs qui prennent un temps fou à comprendre par soi-même et qui tiennent en quelques phrases. C’est un ami de Laurent et Sophie qui a vécu 20 ans en Argentine et qui quitte le pays. Il nous a pris sous son aile, dégotté des plans pour des appartements, changé des dollars en pesos, invités dans des restos, présenté ses amis comme Iracio et Narcissio. Il s’en va ce soir, il rentre en France.

Fous de ball

18 avril 2013, par domitille, Buenos Aires

Mercredi soir nous sommes allés au fútbol avec Nadia (notre dueña) et ses copines.

Ça se passe en plein air en ville sur des petits terrains en gazon synthétique.

Nous étions deux équipes de 6 filles. Plutôt de bonnes joueuses (surtout moi) et une super ambiance.

Je me suis fait rebaptiser Domi, beaucoup plus simple à crier sur le terrain.

"Bieeen Domi ! Domi bien ! Noooo Domi ! Raaaah Domi noooo !! No no no !!".

C’est très mignon "Domi" avec un accent argentin.

On a battu l’équipe adverse 7 buts à 5 sûrement grâce à moi.

Pendant ce temps là, les boyfriends s’échangeaient des recettes de tartes et se faisaient les ongles en banc de touche.

Photographies

  • On peut louer de petits terrains de foot à l'heure

Le tigre d’eau douce

17 avril 2013, par gasp, Tigre, provincia de Buenos Aires

A la confluence du Rio Panara, et du grand Rio de la Plata, il y a un labyrinthe d’ilôts peuplés de maisons, de la belle résidence secondaire à la cahutte de pêcheurs.

C’est calme, c’est verdoyant, il y a plein de saules et ça donne envie d’y revenir.

Photographies


Le tigre vénère

14 avril 2013, par gasp, Tigre, provincia de Buenos Aires

À un peu plus d’une heure de Buenos Aires, au sud du delta du Rio, il y a Tigre, une ville ambiance vacances, station balnéaire. Gilles nous y a conduit et on y a fait les gros touristes.

C’est très joli, nous sommes allés faire un tour en bateau dans les bras du fleuve, où sur les petites îles se sont installées des habitations, mais aussi église, école, etc.

C’est très grand, voici un lien vers une photo satellite pour vous rendre compte.

Le Port de fruits, qui est une sorte de grand marché où se vendent des meubles des tissus et des fruits, c’est surtout très aménagé et plein de bars et de restos, on s’est calé avec des cervezas (Stella Artois) et on a picoré plein de bouts de charcuterie et de fromage.

La ville a un logo de tigre vénère (maman : ça veut dire énervé), on le trouve très classe.

Voilà, c’est tout pour l’instant, mais je pense que ce sera une destination idéale pour se faire un petit week-end ou balader les potes qui viennent nous voir.


Arrivée à Buenos Aires

12 avril 2013, par gasp, Buenos Aires

L’arrivée s’est faite en douceur, Domitille est aux anges, il fait beau, une remise au GPL vient nous chercher à l’aéroport avec un panneau Gaspar et nous conduit jusque chez Nadia, notre logeuse qu’on sort du lit.

Grâce aux magies de l’Internet, on arrive à passer quelques coups de fil, envoyer quelques mails pour ne pas que nos mamans ne s’inquiètent, puis une petite sieste réparatrice pour nous remettre de nos journées de voyage s’avérait nécessaire, juste une petite sieste de rien du tout, juste quelques heures, parce qu’on est vendredi soir (heure française) et qu’on a quitté la maison mercredi à midi.

Six heures plus tard, on émerge à grand peine et on prend le métro pour nous rendre dans le centre ville, petit resto végétarien, où nous sommes accueillis avec une salade et quelques courgettes bouillies.

Adresse :
La Estancia
Lavalle 941, Capital Federal

Découvertes culinaires : Le Bife choriso (rien à voir avec le choriso espagnol), c’est super bon. Il paraît qu’ils ont tendance à trop cuire la viande, donc il faut insister sur son côté rosso avec moult interjections françaises, gestes amples et accent pointu. Domitille prend un truc qui s’appelle je crois alamos, c’est un assortiment de plein de trucs pas très bons comme du boudin, du poulet, des ris de veaux et salchicha parrillera, une sorte de morceau d’intestin roulé, spécialité locale dont on aura l’occasion de reparler.

Après avoir ingurgité beaucoup plus de viande et de vin que de raison, nous retournons chez Nadia pour cuver tout ça.

Le lendemain, petit dej’ de patisseries très sucrées, un peu de boulot et ballade au Puerto Madero et siestoune dans la reserva ecologica adjacente, mais j’ai un peu la flemme de raconter tout ça pour l’instant.


Vol indirect pour Buenos Aires

12 avril 2013, par domitille, Paris – NY – Atlanta – BA

Mercredi 10 avril

Et c’est parti ! Nous nous envolons tels des petits dauphins vers notre destinée !

Première Escale : New York

Carte qui reste dans le thème des petits dauphins violets (vous verriez la tête de Gaspard qui découvre les photos de l’article...).
Carte qui reste dans le thème des petits dauphins violets (vous verriez la tête de Gaspard qui découvre les photos de l’article...).
Neww Yoooork Oh my Goood it’s so aaawwesoome omg omg
Neww Yoooork Oh my Goood it’s so aaawwesoome omg omg

Charmante soirée passée en compagnie de Priscilla et Scott dans le East Village, au sud de Manhattan.

Scott tient un blog culinaire, je lui fais un peu de pub : www.brb-eating.com (de rien Scott).

On a d’abord englouti des burritos chez Benny’s,

Il y avait un octopus qui voulait se battre.

On a bu du rhum au Cienfuegos.

Plus tard dans la soirée nous nous sommes rendus à Jersey City (haaan la banlieuuue quooooi) pour retrouver Luca qui nous a gentiment prêté une chambre pour la nuit dans son appartement trop cool. Merci Luca.

Appart de Luca à Jersey City, NJ
Appart de Luca à Jersey City, NJ

Jeudi 11 avril

Deuxième escale : Atlanta.

RAS

Miam du bon manger from Atlanta
Miam du bon manger from Atlanta

Vendredi 12 avril

Arrivée à Buenos Aires !

Température extérieure : 20°C.

Ciel : bleu.

Soleil : brille.

Gaspard & Domitille : heureux :-)


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