Journal de bord

Parrilla

18 juin 2013, par gasp, domitille, Buenos Aires

Vous vous demandez ce que l’on fait de nos dimanches après-midi ?

Parrilla, /ˈpɑɾɪʃɑ/ féminin
barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche

Derrière Puerto Madero, le long de la réserve écologique, à partir de 11h s’ouvrent des petites cabanes jaunes. Une fumée blanche s’en échappe, on y prépare l’asado.

Ce sont les parillas. Et il y en a à perte de vue sur deux kilomètres. Parilla de Ernesto, Parillon, Parilla mi Sueño... Toutes ont le même concept et sensiblement la même offre. Les tarifs pratiqués sont très abordables (comptez 3 euros par personne) les portions très copieuses mais surtout C’EST BON. C’est super bon même ! Nous en avons testé une poignée (burp).

Que choisir ?

Si vous avez un petit appétit, optez pour le choripán (chorizo-pan), c’est une saucisse de bœuf/porc grillée dans un morceau de pain. Ne vous vexez pas pas quand ils vous demandent ce que vous allez prendre avec ça, ici c’est un peu le "menu enfant".

Il y a aussi des hamburguesas, normaux ou completas (avec oeuf et fromage).

Si vous voulez faire plus local, le classique, c’est le lomo, une belle pièce de bœuf.

Ici ils cuisent la viande très longtemps et à feu doux. Résultat tout est archi cuit. Vous pouvez tenter de la demander un peu plus rosée mais le résultat dépend des stands, des heures et de l’énergie gesticulatoire que vous avez mis à expliquer la notion de rosé.
Mais que les puristes de la viande rouge ne s’affolent pas ! La maîtrise de la cuisson des Argentins est telle que leur viande n’est jamais sèche, toujours extrêmement tendre et comme croustillante à la surface. Un vrai régal !

Gaspard revient de sa commande d'un pas triomphant
Gaspard revient de sa commande d’un pas triomphant

Commander

Selon les heures, il y a plus ou moins de queue, ne vous trompez pas : l’attroupement de gens qui attendent devant la grille ont déjà commandé, si vous attendez avec eux, vous resterez sur votre faim ! Il faut aller directement à la caisse, payer et donner son nom.

Attendez que votre commande soit prête. Soit en flânant devant la parilla pour profiter de la fumée, de la chaleur et du gras, soit en allant tranquillement siroter une Quilmes à portée de voix sur une table à côté (oui à portée de voix car quand la commande est prête on vous appelle par votre nom pour que vous veniez la chercher).

Attendre la préparation de la parrilla
Attendre la préparation de la parrilla
Au début j’attends debout comme un glandu, puis avec l’habitude je me bois une petite bière en attendant d’être appelé

Garniture

À la parilla, on vous sert le pain et la viande (+ oeuf et fromage si completo). Basta.
Ensuite pour l’accompagnement et la garniture c’est du self-service.
Et il y a l’embarras du choix !
D’innombrables sauces, des papas pailles (frites très très fines), des petits oignons nouveaux, de la radicheta (sorte de pissenlit/roquette) des crudités, des herbes...

Domitille, ravie de son premier lomo
Domitille, ravie de son premier lomo

C’est une partie difficile car à ce moment là on a dans une main le sandwich tout chaud qui sent trop bon et dans l’autre une cuillère avec à disposition plein de garnitures et sauces alléchantes. Il faut essayer de ne pas avoir les yeux plus gros que le sandwich sinon ça ne rentre plus, c’est vraiment dur.

Universidad de Buenos Aires, laboratorio de idiomas

17 juin 2013, par gasp, Buenos Aires

Pour le plus grand dam de ma mère, je me suis inscrit à la Fac de lettres, à la Facultad de Filosofía y Letras comme on dit ici, pour y apprendre l’espagnol.

La place 25 de Mayo au petit matin
La place 25 de Mayo au petit matin

Tous les matins, depuis un mois et demi au petit soleil du matin, je vais jusqu’à la place de Mayo pour me glisser dans le quartier des banques où la UBA y a une antenne. C’est le Laboratorio de linguas.

La façade de la UBA sur 25 de Mayo
La façade de la UBA sur 25 de Mayo

Le bâtiment est majestueux, il paraît que c’était un hôtel avant. L’intérieur aux pompeuses colonnes et à l’escalier de marbre témoignent d’un glorieux passé. Malheureusement, il est rafistolé de bric et de broc, un peu comme tous les édifices publics n’ayant aucun rapport avec l’Armée ou la Prefectura.

Les travaux dans le hall principal
Les travaux dans le hall principal

En revanche, l’enseignement est de grande qualité et très abordable, c’est d’ailleurs la spécificité de l’Argentine qui est un pôle extrèmement attractif pour les étudiants d’Amérique Latine, notamment les Chiliens, Péruviens, Boliviens et les Colombiens qui peuvent se procurer des visas étudiants très facilement et qui ainsi bénéficient d’un enseignement de grande qualité à un prix ridicule par rapport à leur pays.

La quasi-totalité de mes camarades sont d'origine asiatique
La quasi-totalité de mes camarades sont d’origine asiatique

Deux heures par jour avec mes camarades, on découvre les joies de la jota, des verbes irréguliers et du vocabulaire.

La UBA est la principale université d’Argentine et est présente dans de nombreuses filières.

La UBA est constituée de 13 départements, 6 hopitaux et 10 musées.

Je suis au Laboratorio de Lenguas, sur la calle 25 de Majo, très bien placée dans le microcentro et à environ 20 - 25 minutes de Piedras 749.

Photographies

  • On apprend plein de trucs super utiles
  • Et d'autres trucs, un peu moins
  • Le hall d'entrée
  • L'ascenseur a un charme fou
  • Au rez de chaussée, un lieu d'exposition de travaux d'étudiants
  • Premier étage
  • 2e étage
  • 4e étage

Les chaussures de tango

13 juin 2013, par domitille, Buenos Aires, Argentina

Avec Eva nous sommes allées nous acheter des chaussures de tango.

Les vendeurs et les vendeuses dans les boutiques de chaussures de tango sont très très patients et aux petits oignons. On peut essayer sans scrupule 10 modèles différents, ouvrir toutes les boites, changer 3 fois de pointure, demander des couleurs qui n’existent pas. Ils ne bronchent pas.

Mes chaussures
Mes chaussures
Eva a choisi un modèle rouge et noir très chic et moi des dorées qui briiiilllent !

Interlude

12 juin 2013, par gasp, Cyber territoires de l’Internet austral

Suite à une vague de protestations sans précédent dans la vie de ce journal, nous allons très prochainement reprendre l’activité de ce blog.

Public bien aimé, amis, famille, pères impatients, inconnus de la rue, collocs, inernautes anonymes, nous vous avons entendu.

Ces 7 jours de silence n’ont pas été inactifs, croyez-en notre emploi du temps, nous n’avons pas chômé, mais rédiger des articles de blog nécessite d’avoir les idées claires et un peu de temps devant soi.

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