Dernier ajout : 30 avril.
Bon alors que voulez-vous que je vous dise, un bon jeu ça se reconnait au plaisir immédiat que l’on a de prendre la manette et l’oublier immédiatement. Parfois j’ai l’impression qu’avec tous les boutons que l’on trouve sur les manettes on oublie le plaisir que c’est de s’immerger dans un jeu.
Cette petite introduction pour vous dire qu’en ce moment j’ai le plaisir de jouer à quelques jeux qui appartiennent à cette catégorie. Pour rester dans l’actualité, Yoshi’s Island DS est une suite on ne peut plus digne du jeu du premier jeu mythique sorti en 1996 sur Super Nintendo. J’ai pu lire "resucée" ça et là, et en effet dès le départ on retrouve toutes les sensations merveilleuses qu’avait procuré le gameplay et les mécanismes du jeu dix ans auparavant (et que finalement on avait rarement, voir jamais, retrouvées).
Mais ça ne s’arrête pas là, le jeu apporte de nouvelles joyeusetés niveau gameplay puisque que notre Yoshi peut porter de nouveaux bébés sur son dos, et tous se comportent et ont des pouvoirs particuliers. Et c’est une nouvelle fois une réussite. Bref, de loin l’un des meilleurs jeux disponibles pour cette fin d’année. Et ça quand même c’est fortiche.
Sinon pour dire que je me suis procuré deux jeux oldies. Tout d’abord Rolo to the rescue sur Megadrive, un jeu qui m’avait fait envie à l’adolescence sans jamais avoir pu tomber dessus... et en fait c’est bien mignon, jouable comme un Bubsy ou un Mister Nutz, avec une carte du monde qui se dévoile morceau de puzzle après morceau, et qui jouit d’un système de multi-personnages à utiliser selon les moments (comme The lost Vikings, Psycho Fox ou encore... Yoshi’s Island DS !).
Ensuite et là c’est le coup de cœur, Megaman 2 sur NES. Je n’avais joué qu’à la première version gameboy avant de passer à la saga X sur Super Nintendo ou plus récemment celle des Zero sur GBA. Eh bien quelle claque mes amis ! Super gameplay, challenge prenant et réalisation d’enfer me donnent bel et bien envie de le boucler ce oldies. Je ne le lâcherai pas avant de l’avoir fini. C’est à ça, et à plus forte raison si c’est un oldies, qu’on reconnait un bon jeu !
Edit : dix ans plus tard, une vidéo de ce fameux Mega Man 2 !
On veut nous faire jouer au tour par tour !


En effet sont récemment sortis deux jeux pour Nintendo DS qui ont attisé ma curiosité. Il faut dire aussi que ce sont deux grosses licenses. A la base, Age of Empire et Pokémon n’ont pas grand chose en commun. Et pourtant on les retrouve aujourd’hui sur Nintendo DS dans des jeux de stratégie tour par tour.
Etrange pour Pokémon puisque c’est déjà un peu le principe sur les jeux d’aventure qui ont fait la renommée de la série, sauf qu’ici il s’agit d’un "donjon-like". La différence n’est pas énorme si ce n’est que vous dirigez le pokémon et que les combat tout par tour se font direct sur la map au lieu des séquences de face à face mise en scène dans les jeux de rôle/aventure. C’est un peu déroutant au début mais finalement on s’y fait et le jeu est assez frais et un minimum tactique pour que l’on s’y intéresse. Bon l’attrait au Pokémon y fait beaucoup. Hein.
Déroutant de prime abord aussi pour Age of Empire sur DS puisque le temps réel des jeux pc est abandonné sur la version portable. Le tour par tour nous "oblige" ici à reconsidérer nos actions chaque jour (équivalent à un tour) pour accomplir les missions ou progresser correctement. Passé le long dictaticiel on retrouve tout ce qui fait le plaisir d’un Age of Empire.
A noter que ces deux jeux utilisent pleinement les fonctions tactiles de la DS... mais qu’à mon goût ça se rèvele totalement pas pratique (ou alors c’est mon écran qui fatigue) si bien que j’utilise les boutons... Cocasse non ?

Un voyage en avion est une excellente excuse pour s’acheter un jeu DS. C’est Phoenix Wright qui fut l’élu. Phoenix Wright, jeu sorti en mars dernier si je ne m’abuse qui malgré les échos favorables, était passé au travers de ma sélection impitoyable, bien que restant dans l’angle mort de mon regard oblique (eh oui, un décalage horaire - même faible - ça vous donne une autre bonne excuse pour raconter n’importe quoi et s’en contenter grandement).
Donc c’est avec grand plaisir que j’ai pu m’immerger dans l’univers de ce jeu d’avocat. "Jeu d’avocat", apparemment ça fait lever les sourcils de bon nombre d’entre vous à l’énonciation d’un tel genre. Et je suis sûr que "passionnant comme un sitcom" ça va en rebuter d’autant plus. Et pourtant, bien réalisé, Phoenix Wright se révèle absolument captivant et utilise de façon particulièrement subtile les capacités de la DS.
Bref, encore une surprise et une réussite pour la DS ! (même à retardement)

En ces temps moroses où les jeux vidéo se prennent parfois trop au sérieux, qu’il est bon de tomber dans l’ambiance ingénu d’un jeu comme Princesse Peach. Un jeu de plateformes qui a le parfum d’antan, parfait pour une petite partie de fin de journée après un emploi du temps chargé, un jeu fondamentalement bon enfant mais qui a le mérite de renouer avec un plaisir de jeu certain.
coup de coeur de mai
Ce qui ne m’empêche pas, en parallèle, d’avoir adoré le MGS3 (la fin est dantesque), et me lancer dans Metal Gear Solid 2 ! Ah là là ce Snake !

Le truc extraordinaire avec les Metal Gear c’est la faculté étourdissante qu’ont les gardes à vous oublier aussi sec qu’ils vous ont repéré ! Bref, soldat, c’est un métier à haut risque de maladie d’alzheimer !...
God of War est un jeu à la très bonne réalisation et au gameplay jouissif, à la fois bourrin et varié. L’aventure, soignée au petits oignons, vous met dans la peau tourmentée de Kratos, âme damnée du Dieu de la guerre Arès. Mais Kratos, dont les pouvoirs et la soif de mort sont gigantesques, se rebelle contre celui en qui il ne croit plus. Un beau voyage dans les archétypes de la mythologie grecque, décors, créatures... Tout est fait pour le plaisir du joueur.

Tetris. Un gros gameboy gris. Deux mélodies d’enfer. C’est sans doute ça qui m’a donné une confiance totale en prenant Tetris DS. Et là, c’est la surprise, ce nouvel opus qui utilise le double écran, l’écran tactile et le wifi de la DS est tout simplement phénoménal. Les nombreux modes de jeu créés pour cette version sont tous intéressants, le jeu est "intégralement bien foutu" et le mode multijoueur, comme le monde wifi monde, sont épatant. Je pense que le bouche à oreille va bien marcher. C’est avec Tetris que Nintendo va continuer à vendre des DS. C’est dingue ça !
{{}}Coup de coeur d’avril{{}}

Shadow of the colossus est mon gros coup de coeur de la Playstation 2. Il m’a suffit d’en voir quelques extraits pour avoir envie d’y jouer. Cavalier solitaire parcourant une plaine déserte à la recherche de colosses d’autres temps pour sauver celle qu’il aime de la mort, Shadow of the colossus plonge le joueur dans une ambiance à la fois désenchantée et terriblement épique. Car c’est bien l’atmosphère du jeu, alliée à un concept génial (trouver les points faibles et escalader les colosses, se débattre face à eux) qui en fait un jeu d’exception. La technique est un peu à la ramasse sur PS2, mais la technique ne fait pas tout, et ce nouveau chef d’oeuvre en est bien la preuve.

Quelques années plus tard...
Véritable réussite artistique, Shadow of the colossus fait partie de ces classiques que l’on rebranche ne serait-ce que pour parcourir quelques kilomètres à pied ou à cheval pour le plaisir. L’univers gigantesque, quoique vide de toute humanité, fourmille de détails typographiques sublimes ou de petites bestioles à traquer. Découvrant un nouveau lieu dans un des confins de la carte, me voilà en train de gripper des murailles, prendre le temps d’observer ce qui m’entoure, m’extasier du vent qui souffle dans la lande...
Le jeu lui-même, quête mystique et affrontements titanesques contre des géants, offre un challenge lyrique, épique, d’un dynamisme à couper le souffle.

Ico, sorti en 2002, était le seul jeu dont j’avais envie de faire l’aventure sur PS2. Or un jeu, ça ne suffit pas pour l’achat d’une console, mais deux oui ! (copyright ryoga) Avec la sortie de Shadow of the colossus en février 2006, j’avais mon deuxième jeu ! Or comme ces deux titres sont des mêmes créateurs, quelque chose me disait qu’il fallait que je fasse Ico au préalable. Me voilà ainsi dans la peau de Ico, jeune garçon cornu (ahah) enfermé dans un donjon dont il va devoir sortir. Il rencontre une jeune fille mystérieuse, et va prendre la main tout au long de l’aventure.
Ico, outre sa réalisation exemplaire, apporte, par sa mise en scène et sa philosophie, le supplément d’âme qui fait de ce jeu un chef d’oeuvre du dixième art...