Dernier ajout : 30 avril.

Parce que je n’y jouais que de temps en temps, j’ai mis trèèèès longtemps à finir Shenmue. Je n’avais pas ma Dreamcast sous le coude, ce qui rendait la chose plus difficile. Mais il est vrai que le jeu m’a accompagné pendant ces quelques trois années, comme une nouvelle petite bulle de plaisir que je savourais lentement. La joie et la tristesse de finir ce jeu exceptionnel.
Monument de la Dreamcast, la dernière console de SEGA, Shenmue est un jeu d’exploration/aventure qui se déroule dans le Japon contemporain en 1986. On y incarne Ryo Hazuki, un jeune disciple en arts-martiaux dont le père est tué au début de l’aventure par un mystérieux ennemi qu’il n’aura cesse de poursuivre. Pour retrouver sa trace, Ryo va questionner tout son voisinage et remonter la piste petit à petit.

Le jeu est entièrement en 3D, ce qui, vu le degré réaliste des environnements est, encore aujourd’hui, exceptionnel. Le jeu n’est composé que de quelques localités mais on prend un plaisir fou à visiter les centres résidentiels, la rue principale, les entrepôts et les quelques surprises, d’autant plus que tout est en temps réel et que les habitants, nombreux, vaquent chacun à leurs occupations. Les personnages sont tous animés et doublés avec un soin particulier. La mise en scène est excellente : le choix des angles de caméra est certes scolaire mais judicieux et d’une qualité assez rare pour le souligner !

Beaucoup de choses sont interactives, on peut rentrer dans beaucoup de maisons, sonner aux portes, ouvrir des placards, prendre des boissons dans les distributeurs. L’intrigue et les dialogues des personnages évoluent au fur et à mesure que l’on découvre les bons indices. Avec Majora’s Mask, Shenmue est le seul jeu que je connaisse à créer une ambiance de jeu supérieure qui soit autant immersive. D’ailleurs question immersion, Shenmue se classe en haut du podium avec des dialogues réalistes variés et abondants, et sa galerie de personnages hauts en couleur. Pour nous occidentaux, ce n’est pas notre quotidien, c’est celui d’un jeune idéaliste japonais des années 80 dans un village typique : cela ne peut qu’être dépaysant.

Shenmue abonde de cinématiques, de cinématiques interactives (à dose de QTE, quick time event), de choses à faire en fonction du calendrier. Le seul défaut du jeu est la lourdeur de Ryo qui est un peu raide et délicat à manœuvrer (les chariots que l’on conduit un peu plus tard dans le jeu le seraient presque plus !). Comme on passe son temps à courir dans les ruelles avec la gâchette gauche de la manette Dreamcast, on en sort avec quelques crampes ! L’histoire est joliment écrite, les séquences variées et la contemplation jamais bien loin.

Un remake HD est attendu depuis belle lurette... en vain. J’ai donc eu le temps de le finir dans sa version d’origine. Et je pense enchaîner avec la suite qui réserve visiblement beaucoup de surprises !

(le dessin issu de mon livre Game & Draw !)
Edit 2018 : J’ai réalisé une vidéo du début du jeu (version HD) !

20 ans déjà ! Secret of Mana, tu me prends un peu de cours, mais je t’aime tant !

Allez, on se prévu un petit RYoGA World d’ici la semaine prochaine !

Un an et demi après, j’en ai fait une vidéo dans "Excuuuuse-me, Princess !"
Après les sentiments esthétiques liés aux beaux jeux, revenons sur ces jeux Nintendo qui ont su me mettre une baffe dans la gueule et me faire décrocher la mâchoire ! Un sentiment né de l’alliance d’une technique et d’un gameplay innovant !
Donkey Kong Country, 1994
Il y a 20 ans, je découvre chez un ami DKC, qui vient de sortir. Il me montre le niveau sous la pluie avec des éclairs, et là, je me revois ouvrir la bouche et sortir un rire d’incrédulité ! C’est possible de faire quelque chose d’aussi vivant et bien animé ?
Super Mario 64, 1997
Mes premiers pas dans l’environnement 3D du jeu sont jubilatoires. On peut vraiment aller partout ? Oui !
Resident Evil 4, 2005
Beaucoup de jeux sur Gamecube impressionnent. Et pourtant, il faut attendre la fin de vie de la machine pour que la grosse baffe technique et ludique arrive avec l’exclu temporaire de RE4. L’exploration et les possibilités d’interaction sont nombreuses et fait tout le sel de ce titre où il faut fuir pour éviter des hordes d’ennemis terrifiants.
Super Mario Galaxy, 2007
Après un Super Mario Sunshine décevant, je n’attendais pas plus que ça le nouveau Mario sur la Wii. Et pourtant, manettes en mains c’est la claque ! Le gameplay des Mario 3D s’adapte parfaitement aux niveaux sphériques et la sensation d’apesanteur avec laquelle on peut jouer est impressionnante !
Donkey Kong Country : Tropical Freeze, 2014
20 ans après le premier DKC, Tropical Freeze s’avère être un émerveillement de bout en bout. Graphiquement, musicalement, et surtout ludiquement puisque les situations se renouvellent en permanence tout au long du jeu.
Quel sera ma prochaine claque sur consoles Nintendo ? Et vous, quelles ont été les vôtres ?
Pour rester avec DKC, le premier jeu est sorti le 24 novembre 1994. Ce ser adonc mais bientôt les 20 ans du jeu ! Rappelez-vous (ou découvrez) la VHS qui assura la promotion du jeu à l’époque !
À l’occasion des ennuyantes conférences Microsoft et Sony lors de la Gamescom à Cologne, deux titres sont parvenus à retenir mon attention. Deux jeux à venir sur PlayStation 4 :
Tout d’abord Rime :
Et Wild, créé par la nouvelle boite de Michel Ancel !
À suivre donc ! Je me souviens comment j’avais repéré Journey plusieurs mois avant sa sortie (Ninokuni aussi, mais jamais joué lui par contre !). Guettons !
Edit : Trois ans plus tard, RiME est sorti !
Après avoir terminé le réjouissant Phantasy Star sur SEGA Master System, j’avais enchaîné avec sa suite sur Megadrive.

Plus d’un an et demi après, j’ai enfin terminé Phantasy Star II, reconnu comme l’un des plus cultes mais aussi difficile RPG des années 80 (et de l’univers connu) !

Cette fois pas de plans à la Mega Force, à peine un walkthrough, histoire de m’y retrouver quand je quittais le jeu plusieurs semaines. C’est un jeu dans lequel on peut tourner des heures et des heures, perdus dans des steppes et couloirs pourtant déjà traversés des dizaines et des dizaines de fois.

L’introduction a donc accompagné quelques unes de mes débuts de nuits. Et j’avoue elle va me manquer !
Bon, je crois que je vais attendre un peu avant de commencer Phantasy Star III. D’ailleurs, PSIII ou PSIV ? Le 4 est visiblement bien plus dans la continuité.
Edit : Et ce sera Phantasy Star III !

Choisir une image pour illustrer Beyond : Two souls est difficile. En effet, on incarne Jodie enfant, ado, jeune adulte à des moments forts de sa vie. Jodie n’est pas une jeune fille normale : elle est accompagnée par Aiden, une entité qui la protège. Le cas de Jodie intéresse beaucoup de monde, les scientifiques et l’armée. Dur de vivre une vie normale avec ça.

Beyond : Two souls est une création de David Cage, déjà controversé du temps de Heavy Rain (2010 sur PlayStation 3) pour réaliser des jeux qui tendent plus vers la longue cinématique (plus ou moins) interactive. Beyond : Two souls pousse le principe de QTE minimalistes plus loin en réduisant les choix possibles et en choisissant de tout miser sur la réalisation et l’ambiance.
Et de ce point de vue là on est servi : l’histoire est prenante, la réalisation sublime. On suit l’intrigue en déplaçant son personnage dans un environnement balisé, en interagissant avec les personnages ou éléments du décors par de simples pressions du stick ou d’un bouton, lesquels proposent plusieurs possibilités de comportement (qui en changent au final pas grand chose). Seul la manipulation d’Aiden, entité flottante et agressive, permet d’aller un peu plus loin dans les environnements (et encore, il est rattaché à Jodie et ne peut pas trop s’éloigner).
J’ai été assez touché par le développement de l’histoire qui, s’il n’évite pas certains clichés, permet de développer des situations totalement différentes et surprenantes. Chaque chapitre (pèle-mèle) propose de comprendre les sentiments de la jeune fille, forcément tourmentée. Enfermement, crises, premières sorties, fuites, missions, errements, les propositions sont toujours fascinantes. Beyond : Two souls un jeu vidéo ? Oui bien sûr, car contrairement à ce que l’on pourrait croire, chaque situation implique de faire soi-même des choix de comportement, qui à défaut de changer complètement la donne (sauf sur la fin où vos actions sont décisives), intrigue. Une belle expérience.
The Legend of Zelda : Link’s Awakening sur GameBoy est sorti il y a 20 ans en France ! L’un des meilleurs Zelda, où Link est perdu sur l’île Cocolint, à la poursuite du Poisson-Rêve et en prenant le temps d’écouter la belle chanson de Marine !
Que d’heures passées sur ce jeu, que je refaisais chaque année quand j’étais ado ! Un de mes jeux préférés et je lui consacre une pleine page dans Game & Draw, mon histoire du JV dessinée !

Maintenant qu’on m’a prêté une PS3, et après avoir fait Journey, j’avais très envie de faire The Last of us, sorti en juin dernier. Il ne m’a fallut que trois jours pour terminer cette aventure absolument prenante. Un survival plus réaliste qu’horrifique qui nous met dans la peau de Joël et Ellie, obligés de survivre dans un monde dévasté et dépeuplé... ou presque. S’il a fallut que je m’accroche pour supporter la tension procurée par le jeu (je me serai presque fait pipi dessus) - ce qui m’a rappelé mes meilleurs moments de la saga Resident Evil - c’est surtout la narration superbe, le scénario prenant et très mature qui m’ont accroché. Les dialogues sont excellents, les personnages vraiment réalistes. Impossible de décrocher dans ce jeu qui ne dispose de quasiment aucun temps de chargement, enchaînant les phases de jeu et les cinématiques avec un naturel déconcertant.

The Last of us, jeu de la génération ? Peut-être pas, mais assurément un grand titre. À ne pas mettre entre toutes les mains. Une expérience brute, réfléchie. Une histoire qui n’a rien à envier au cinéma et qui le dépasse en qualité très souvent.
Edit 2020 : Enfin une vidéo du jeu !
J’ai enfin fait (et fini dans la foulée, obligé) Journey. La plus belle expérience vidéoludique que j’ai faite depuis bien longtemps. Inutile de chercher à comparer. Journey fait parti de ces rares jeux qui devraient être sacrés par un oscar, un césar, un temple, enfermés dans une capsule temporelle envoyée dans l’espace et surtout partagée avec le plus grand nombre.

J’hésite à en dire plus, tant je suis bluffé par tant de sensibilité et de justesse. Je déconseille même à quiconque d’en regarder quoi que ce soit. Est-ce que cette image vous parle, c’est tout ce qu’il faut savoir. Une aventure à vivre, tout simplement.
Quelques années après, je vous présente le jeu sur PlayStation 4 (c’est le même jeu) :
La SEGA Megadrive est sortie le 29 octobre 1988 au Japon !

La console 16 bits de SEGA a deux ans d’avance sur la Super Nintendo et sera surtout un succès en occident (Europe et Amérique). La saga Sonic la mettant même au niveau de Nintendo pendant quelques années. Je vous invite à lire le dossier Megadrive que j’avais écrit un peu plus tôt dans l’année.
La Megadrive a bien sûr quelques pages qui lui sont consacrées dans Game & Draw, mon histoire du JV dessinée !
Il faudra attendre deux ans et un mois pour fêter les 25 ans de la Megadrive en Europe (30 novembre 1990) !