Dernier ajout : 6 juillet.
Sorti en 2010 sur PlayStation 3, Heavy Rain est le premier jeu du studio français Quantic Dream. Il s’agit d’un jeu d’aventure en 3D où l’on incarne différents personnages chargés de résoudre une affaire d’enlèvement par un tueur en série, le "tueur aux origamis".

Chaque chapitre, consacré à l’avancement de l’enquête par un seul et même personnage - lesquels ne se connaissent d’ailleurs pas forcément - invite à suivre les cinématiques, à fouiller dans les décors, mais aussi à réagir par QTE (Quick Time Event) aux événements.

Le jeu, poussant encore plus loin le concept de cinématique interactive développée dans Shenmue (réduisant presque le jeu à des longues cinématiques où l’on interagit de temps à autre), souffla le chaud et le froid lors de sa sortie. Certains furent séduits par l’ambiance (lourde et sombre), d’autres rebutés par cette nouvelle approche plus cinématographique que vidéoludique.

Le jeu commence par une scène de vie familiale, où l’on peut discuter avec sa femme, ses enfants, les aider, jouer avec eux, vaquer à ses occupations. Tout le jeu met l’accent sur le réalisme avec des actions du quotidien à réaliser en appuyant sur une ou plusieurs touches. Même quand le rythme s’envole et que l’action prend le dessus, on ne reste jamais longtemps d’actions réalistes qui crédibilisent beaucoup l’univers.

Le personnages, modélisés en 2010, tiennent toujours la dragée haute aux personnages de 2018 (disons Red Dead Redemption II pour citer le plus récent) et sont particulièrement réalistes et touchants.


Mais l’aspect le plus important de Heavy Rain, et celui qui le rend complètement dingue, c’est que vous aurez souvent des choix de dialogues ou de situation à faire. De celui qui oriente une conversation pour obtenir un certain type de réponse à un choix crucial qui va influencer le reste de l’aventure voir le sort de vos personnages, Heavy Rain gagne immédiatement en puissance. Chaque aventure sera différente. A vous de voir si vous êtes curieux et refaire l’aventure (qui dure environ dix heures) pour tenter des choix différents et observer les conséquences.

En ce sens, Heavy Rain semble plus réussi que Beyond Two Souls (2013), qui m’avait déjà beaucoup plu, mais qui rétro-activement ne propose pas autant de choix impactant durablement l’aventure.

J’ai vraiment beaucoup apprécié cette histoire, les interactions possibles, certaines amenant à des choix cornéliens, et qui permettent de vraiment refléter la psyché des joueurs. Je pense refaire le jeu et tester d’autres choix. Et/ou passer au troisième jeu du studio, Detroit, sorti sur PlayStation 4 cette année.

Heavy Rain est également dispo sur PS4 en boite en duo avec Beyond Two Souls, et ça c’est très bien !
Ce mois-ci j’ai parcouru l’aventure incroyable de Thimbleweed Park ! Disponible sur à peu près toutes les plateformes en mars 2017, le jeu est sorti en septembre 2017 sur Nintendo Switch ! N’ayant jamais fait de point and click, je ne savais pas si le genre allait me plaire. J’ai finalement craqué lors d’une réduction sur l’eShop à -50%.

Ron Gilbert est un créateur de jeu connu pour avoir réalisé quelques uns des point and click de l’âge d’or des studios Lucas Art comme Maniac Mansion (1987) ou les deux premiers The Secret of Monkey Island. Le bonhomme a continué dans le jeu vidéo (il a notamment travaillé sur The Cave), mais voulait depuis longtemps renouer avec les point and click, genre en désuétude. C’est ainsi qu’il a lancé en 2014 un Kickstarter qui a dépassé toutes les espérances.
Nous sommes en 1987 (ambiance rétro assurée !!). Au début du jeu, nous voilà dans la peau de deux agents fédéraux venus enquêter sur un meurtre dans la petite ville de Thimbleweed Park. Dans ce patelin à l’abandon, nous allons faire la rencontre de très étranges habitants. Entre des plombiers déguisés en pigeons très sensibles à des ondes, un clown acariâtre ou un maire plein de tics de langage, nos deux enquêteurs n’en ont pas fini. Ces "Scully et Mulder" ne s’entendent par ailleurs pas très bien et il va falloir démêler les fils de cette sombre affaire.

Comme tout bon point and click qui se respecte, il faut guider les personnages au travers des ruelles de la ville, dans les différents magasins, et bien plus loin encore. Il est possible de switcher entre les personnages, qui peuvent ainsi se séparer pour mener l’enquête chacun de son côté. Des action textuelles sont à sélectionner en bas de l’écran à gauche pour pouvoir interagir avec les décors ou les personnages. Un inventaire en bas à droite contient tous les objets ramassés. Il est possible de les utiliser sur tout ce qui passe, mais il n’y aura pas d’effet avec tout. Si le jeu découpé en chapitres suit un script précis, vous pouvez très bien chercher/trouver des réponses ça et là dans le désordre, ce qui donne un grand sentiment de liberté.

L’ambiance est follement drôle. Les situations sont complètement décalées et arrivent à nous immerger dans un véritable feuilleton... tout en brisant régulièrement le quatrième mur. Un véritable tour de force ! Les énigmes sont parfois bien retorses, quelques unes pas toujours évidentes. Heureusement il est possible d’appeler un numéro via un téléphone vintage pour se voir donner des indices. On suit au final avec passion les destins des différents personnages de cette histoire.
Thimbleweed Park est mon gros coup de coeur de ce début d’année... et j’hésite entre le refaire ou trouver un moyen de jouer à The Secret of Monkey Island !
Après The Last of Us, Journey et Beyond Two Souls, voilà un nouveau coup de coeur sur PlayStation 3. Certes, je découvre Uncharted : Drake’s Fortune plus de dix ans après sa sortie, mais c’est un jeu d’aventure/action palpitant et rondement mené qui tient toujours la route !

Drake part à la recherche d’un trésor, l’Eldorado, qui est forcément convoité par beaucoup de monde une fois que sa trace est mise au goût du jour. Sorte de Tomb Raider au masculin, Uncharted propose un parcours intéressant, plein de rebondissements, servi par des cinématiques aux dialogues drôles et parfaitement bien joués (en tous cas en français). On alterne entre phases d’exploration et séquences de tirs (avec beaucoup de morts sur la conscience)...

Après des années de jeu Nintendo, je redécouvre à retardement les block-busters de la génération PlayStation. Il est intéressant de voir la direction totalement différente de ces jeux axés sur l’exploration en fil continu, sans intérêt de retour en arrière. Pas ou peu de mécanismes faisant marcher les neurones, il s’agit ici plutôt de profiter du voyage et du fun... quand les séquences s’enchaînent bien, en dépits de morts un peu brutales ou frustrantes. Pour l’avoir terminé, j’aurais juste un bémol sur une séquence vers la fin, qui dénote un peu de l’esprit "aventure". Enfin bon, content de l’avoir fait, et à bientôt pour le second épisode, considéré comme plus réussi et le meilleur de la série !


Le jeu pour mobiles Animal Crossing : Pocket Camp sort le 25 octobre 2017. Il s’agit plus d’une introduction à l’univers Animal Crossing qu’un véritable jeu au sens classique. C’est très joli, mais tout y est simplifié et orienté pour nous faire remplir des quêtes jusqu’à plus soif. La douceur propre à la série disparait totalement pour laisser place à une pure et simple aliénation qui est bien loin de la détente que pouvait nous procurer l’expérience Animal Crossing.

Malgré le fait que je reconnaisse que le jeu trahisse les valeurs profondes de la série, cela ne m’empêche pas d’y jouer énormément tout au long de l’année 2018, aussi dans l’espoir que, comme pour Pokémon Go et Pokémon Let’s Go, une interaction avec un futur jeu sur Switch ait lieu. Espoir qui sera finalement douché lorsque Animal Crossing : New Horizons annonce sa non-compatibilité avec le jeu mobile.
Le jeu clôt finalement ses services le 28 novembre 2024 et devient le 2 décembre un jeu payant comprenant tout le contenu offline (qui conserve nos données).
Retour sur le jeu (merci Twitter)
Le 25 octobre 2017, Nintendo présente le jeu en vidéo.
Le 21 décembre, de nouveaux campeurs sont ajoutés. Je venais tout juste de finir d’inviter les 44 premiers campeurs qu’en voilà 7 autres !

Le 27 décembre, après six jours de labeur, tous ces nouveaux campeurs sont invités !

Première photo obtenue ! On apprend par ailleurs que le niveau max des animaux pourrait être augmenté dans le futur ! Nooooon, pitié !

Le 28 janvier, on apprend que des animaux d’une catégorie "Pop" débarquent. Deux jours après ils sont chez moi !

Les animaux "Pop" ont des maisons qui évoluent et j’atteins le niveau 5 pour l’un d’entre elle.

30 avril, Gulliver amène de nouveaux campeurs !

Le 5 mai j’atteins le niveau 100 (ça ne sert à rien) !

Le 16 juillet, j’atteins 100 campeurs invités.

Halloween




Il semblerait donc que j’ai arrêté d’y jouer fin 2018/début 2019.
Animal Crossing New Horizons est présenté pour la première fois lors de l’E3 2019 le 13 juin 2019. Il est spécifié que le jeu ne sera pas compatible avec Pocket Camp. Donc j’arrête d’y jouer.
La saga fête ses 30 ans ! Le premier jeu Metroïd sur NES est sorti en effet le 6 août 1986 !

Le dernier épisode marquant en date est l’excellent Metroïd Other M sur Wii en 2010. J’en avais d’ailleurs profité pour faire un résumé de la saga.
Metroïd c’est une saga de jeux dans lesquels on incarne Samus Aran, une chasseuse de prime galactique à la poursuite des Metroïdes, entre autres. Le jeu se compose d’environnements couloirs dans lesquels on abat des monstres et récupère des items plus ou moins cachés. L’arsenal de Samus s’améliore au fil du temps et lui confère des pouvoirs de plus plus pratique à même d’arpenter des zones des niveaux inaccessibles jusqu’alors. Ce que j’aime le plus, en plus des ambiances, c’est l’aspect puzzle des niveaux qui mettent nos neurones à l’épreuve.

dessin de 2004 lors de la sortie de Metroïd Prime 2 : Echoes
Même si rétroactivement Metroïd sur NES et Metroïd 2 : Return of Samus sur Gameboy ont su me captiver, c’est bien avec Super Metroïd sur Super Nintendo que j’ai découvert la saga. Un excellent titre que je refais avec plaisir, en témoigne mon article passionné de 2013 à l’occasion de sa ressortie sur Virtual Console Wii U.

Si Super Metroïd est mon épisode préféré, il faut avouer que Metroïd Prime, sorti sur Gamecube en 2003, a fait très fort en transposant l’univers du jeu en 3D. Les deux suites, Prime 2 : Echoes et Prime 3 : Corruption m’ont profondément ennuyé, contrairement aux deux jeux GBA, Metroïd Fusion et Zero Mission, superbes. Passé un épisode DS ambitieux mais déconcertant, c’est bien Other M en 2010 qui ravivait ma flamme. Malgré ses qualités, le jeu a vu ses ventes décevantes et la saga mise en berne depuis.
En septembre sort Metroïd Prime Federation Force sur 3DS, mais le jeu, expérience multijoueur dans un univers SD et générique, n’a plus grand chose à voir avec ce que l’on aimait de la série.

Pour ses 30 ans, je me suis refait un petit run de ce premier Metroïd sur NES, à l’ambiance si singulière ! Bon anniversaire Samus !
Peu de temps après avoir terminé Phantasy Star II sur Megadrive il y a presque deux ans, j’avais enchaîné avec sa suite, Phantasy Star III : Generations of Doom.

De ce jeu, j’en avais un bon souvenir à partir du test que Console + avait rédigé dans l’un de ses premiers numéros.
Déjà, il faisait la couverture. Ensuite le test agrémenté de superbes images vantait les mérites d’un jeu gigantesque à la réalisation ambitieuse. Quelques défauts chagrins comme la musique, une animation lente, les combats trop fréquents ou un système de compétence un peu obscur ne viennent pas entacher l’enthousiasme des deux testeurs, Loulou et Doguy.
Mais bon, à l’époque je n’avais pas la Megadrive. ce genre de jeux était encore un peu trop obscur pour moi, préférant l’accessibilité des jeux de plateformes.
Il faudra donc attendre plus de vingt ans avant que je ne me plonge dans la saga. Après avoir fait les Shining Force, j’attaque les Phantasy Star. C’est la découverte du premier épisode dans une boutique d’oldies qui me lance dans l’aventure. Puis le deux. Et enfin le trois, que je possédais déjà depuis quelques temps sur Megadrive. Mais c’est cette fois sur Game Boy Advance que je débute l’aventure via la compilation regroupant les trois premiers épisodes disponibles sur la machine. L’aspect portable de la Game Boy Micro me permet d’en faire de petites parties un peu partout et n’importe quand.

Vingt ans après, ce Phantasy Star III ne laisse pas chez la grande majorité des joueurs les mêmes sentiments d’extase que celui ressenti par les testeurs de Console Plus d’alors. Le jeu est même plutôt considéré comme le vilain petit canard de la série (qui en compte quatre). Il est vrai que les graphismes ne sont pas si fous que ça. Que l’ambiance médiévale sobre tranche un peu avec le côté futuriste coloré auquel on était habitué. Et puis comparé aux deux autres épisodes, il n’y a rien de vraiment nouveau dans le système de jeu. Une seule grosse nouveauté vient susciter notre curiosité : la généalogie.

En effet, il est possible dès la fin d’un premier scénario de choisir son épouse parmi deux personnages féminin que l’on a côtoyé. Ce choix détermine l’identité de l’enfant qui va naître de cette union, et que l’on va incarner dix-huit ans après, pour continuer l’aventure. Le monde reste le même, mais d’autres histoires s’y déroulent. Deux cyborgs, Mei et Wren, nous accompagnent toujours au fil des trois aventures que l’on va vivre à travers le temps. Trois arcs scénaristiques mais en tout sept possibilités, selon vos choix.

Sur le papier c’est excitant, mais dans la pratique, hormis les contextes rien ne change vraiment dans le déroulé des aventures. Nos personnages n’ont pas de capacités spéciales marquantes. On peut donc choisir son épouse et constater le résultat de cette union mais c’est bien tout. Les plus curieux pourront refaire les scénarios pour notamment découvrir les quatre fins possibles. Celle que j’ai obtenue était particulièrement ridicule.

Au final, entre les errances dans les plaines et les donjons de Phantasy Star II et III (sans plans ni cartes), c’était peu ou prou la même chose. Ici on doit récupérer des pierres pour pouvoir passer des cavernes ou encore utiliser des temples de téléportation. On retrouve également les véhicules propres à la série. Ici c’est Wren qui joue le transformers en mutant en véhicules permettant d’aller sur mer, sous l’eau ou dans les airs. Si je n’y avais pas passé des heures et des heures par petites foulées sur cette année et demie, me perdant régulièrement, je dirais que le jeu semble proposer une bonne marge de progression en ouvrant ses accès les uns après les autres.
Voilà, je quitte l’univers de PSO III comme on sort d’un long rêve pénétrant, bercé par la musique de son écran titre. Et nous nous retrouvons dans un an ou deux une fois que j’aurais commencé et terminé le dernier épisode de la série, Phantasy Star 4 !

La suite : Phantasy Star IV : The End of the Millennium
Voilà j’ai terminé Adventures of Pip !

(on se demande d’ailleurs pourquoi ce sont "les aventures" plutôt que "l’aventure" !) Un excellent petit jeu de cinq mondes et une vingtaine de niveaux au level-design bien sentis.
Nous incarnons Pip, un simple pixel rouge, qui part délivrer la princesse Adeline kidnappée par la maléfique Queen Derezzia. L’histoire est basique mais les dialogues, truffés de jeux de mots basés sur la "résolution" des personnages, sont excellents.

On baigne en plein hommage de la génération pixel. On évolue sur une carte du monde très rétro. Pip pixel se dandine pour avancer, peut sauter sur les ennemis et planer. De part sa taille, il passe dans les étroits couloirs.

Rapidement, Pip peut évoluer en forme de petit garçon pixelisé. Il ressemble alors beaucoup à Alex Kidd. Il peut sauter, rebondir de mur en mur, donner des coups de poing. Pour se transformer, il doit sauter sur des créatures bleues que l’on trouve judicieusement placés aux endroits nécessaires. Il peut aussi se "dématérialiser" et repasser au stade pixel rouge. On alterne ainsi les transformations en fonction des besoins. Chaque niveau pousse le concept un peu plus loin. Le personnage est délicieux à contrôler. On fait vite des enchaînements assez fous en passant d’une transformation à l’autre.

Une deuxième et dernière transformation vient s’ajouter au tableau : Pip version 16 bits. Il dispose d’une épée qui lui permet de détruire certains murs, mais il est plus lourd. Avantage dans certaines situations (il plonge dans l’eau, résiste au vent...), désavantage dans d’autres (il est lent), le gameplay s’en trouve considérablement enrichi.

Pip ramasse des pixels qui servent de monnaie d’échange contre des items au village. Objets consommables ou upgrades, ces pouvoirs apportent une deuxième lecture au jeu, en lui permettant de renforcer la condition de Pip (prendre moitié moins de dommages, gagner le double de pixels, les aspirer, ect...). Dans chaque niveau, trois villageois perdus sont à trouver dans des dédales cachés. L’équivalent des pièces d’un New Super Mario Bros. Adventures of Pip est d’ailleurs bien plus profond que les dernières aventures 2D décevantes de notre plombier préféré.

Remplis d’hommages, plus cérébral que fun, Adventures of Pip est une excellente pioche disponible sur l’eShop de la Wii U (et sur PC si j’ai bien compris).
Kirby au fil de l’aventure sorti en 2011 sur Wii est un joli coup de cœur qui est toujours plaisant à rebrancher.

Vivement une version HD un jour !
Le jeu est ressorti sur 3DS en 2019 !