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Test : Bioshock (Switch)

, par RYoGA

C’est avec une grande joie que nous accueillons désormais la trilogie BioShock sur console Nintendo ! Tout comme avec les collections Bordelands et XCOM, 2K Games propose les jeux à l’unité sur l’eShop ou en sortie boite impliquant immanquablement des téléchargements. Pour BioShock, ce sont les premiers chapitres de chaque jeu qui sont sur la cartouche ce qui oblige à télécharger le reste. Que ce soit en full démat ou en téléchargements complémentaires de la version boite, il va falloir préparer les cartes SD !

Test publié sur Puissance-Nintendo

Bienvenue à Rapture

1960. Suite à un accident d’avion, notre personnage échappe de justesse à la mort et dérive en plein milieu de l’océan Atlantique. Devant lui un phare majestueux, qu’il s’empresse de rejoindre pour découvrir l’accès à une incroyable ville sous-marine : Rapture !

Une fois sur place, un voix nous accueille pour nous guider. L’environnement, très art-déco, est certes magnifique, mais laissé à l’abandon depuis des années. Des humanoïdes appelés les Chrosômes, dégénérescences des anciens occupants, veulent nous tuer dès notre arrivée. Armé au départ d’une clef à molette et d’un simple pistolet, nous découvrons une seringue de plasmide qui nous confère des pouvoirs surnaturels, le premier étant de lancer des éclairs pour immobiliser les ennemis et interagir avec les environnements.

Plus loin, nous faisons la rencontre d’un terrifiant duo : un mastodonte en scaphandre accompagné d’une toute petite fille, aussi frêle que dérangeante. C’est une "petite sœur" et son "protecteur". Quand vient le moment de les affronter, et que le géant est tué, vous avez le choix d’épargner la fillette comme de la tuer pour en récolter un maximum de ressource, le fameux "adam" qui va vous permettre d’évoluer génétiquement.

Si votre but premier est de sortir d’ici vivant, la voix vous demande rapidement de l’aider et va vous guider dans les différentes zones qui sont autant de pièces digne d’un paquebot géant... ou d’un manoir hanté. Plus on avance dans l’histoire et plus on en apprend sur les origines de ce sinistre endroit.

Des pouvoirs phénoménaux

Pour survivre dans ces environnements sanglants et aliénés, nous allons progressivement obtenir de nombreux pouvoirs et armes aux effets aussi fantastiques que variés.

Il y a tout d’abord les plasmides, créations génétiquement modifiées qui vont vous permettre de lancer des sort avec votre main gauche. La première récupérée vous permet donc de lancer des éclairs. Puis viendront d’autres éléments, comme le feu ou la glace, qui amène à interagir avec les environnements comme des flaques d’huile à enflammer ou des blocs de glace à faire fondre. L’un d’entre eux vous permet d’attirer des éléments par télékinésie pour les projeter sur vos cibles. D’autres plasmides encore plus mystérieux sont à débloquer, sachant qu’au départ vous êtes limité dans leur nombre, ce qui implique de devoir choisir ou changer de pouvoir auprès de bornes dédiées.

Leur utilisation est limitée, symbolisée par la barre d’énergie bleue, et vous oblige d’utiliser une seringue pour la régénérer. Autant dire que les Seringues d’Eve comme elles s’appellent, tout comme les trousses de soin, sont vivement recherchées parmi d’autres objets dans les décors, quand on ne peut carrément pas les acheter contre quelques dollars dans des stands ornés du visage d’un clown.

Les pouvoirs spéciaux peuvent être sélectionnés en passant de l’un à l’autre avec la gâchette gauche, ou en la maintenant pour faire apparaitre une roue les représentant. Même chose avec les armes de votre main gauche, attribués à la gâchette gauche. Il est vrai que l’on s’emmêle un peu les pinceaux au départ, mais l’efficacité, autant que la variété, est fulgurante.

D’autres fortifiants peuvent être trouvés sur place, achetés ou obtenus par l’expérience. Comme les plasmides, ils sont à attribuer dans des espaces limités et boosteront toutes vos capacités. Force, puissance, déplacements, interactions avec les machines, capacité à pirater les systèmes qu’ils soient robots, coffres fermés et distributeurs en tout genre. A vous de choisir ce que vous préférez, nous avons opté pour une invisibilité lorsque immobile (pratique pour laisser passer les sentinelles robotiques qui vous traquent) ou encore de l’électricité mortelle dégagée pour tout contact ennemi, entre autres réjouissances.

De fait, la quête de pouvoirs s’avère particulièrement palpitante, de par leur variété et leur interactions toujours intéressantes d’un point de vue ludique.

Les dessous de l’affaire

Interdit aux moins de 18 ans, BioShock présente un univers sombre, glauque, véritablement malsain et dérangeant. Les créatures qui nous assaillent semblent toutes droit sorties d’un asile d’aliénés. Le sang gicle de toute part. L’utilisation de drogues vous confère des pouvoirs obtenus dans une souffrance perceptible. Tous les repères de bien et de mal sont brouillés.

Ce malaise est d’autant plus fort que cette violence se déroule au sein d’un endroit autrefois riche et luxueux aujourd’hui laissé à l’abandon. Les salons de danse sont en décrépitude, mais la musique romantique des années 50 continue d’être diffusée. Poussant le contraste jusqu’au bout, certaines séquences proprement hallucinées vous feront combattre des hommes masqués et ultra-violent virevoltant sur la plus intense des valses.

Et surtout, ce monde autrefois idyllique est le vestige d’un monde ultra-contrôlé où ses habitants étaient manipulés de toute part, que ce soit leurs corps avec de la chirurgie ou leurs esprits avec une propagande à base de publicités très orientées. Un endroit où tout esprit sensé n’aurait pas envie d’être.

En ce sens Bioshock est, au delà de sa violence, fascinant. Sa réussite est d’avoir réussi à distiller cet univers dans des niveaux rigoureusement échafaudés. La progression est toujours mue par le scénario, que ce soit la recherche d’un personnage, d’une arme ou d’une faculté. Les environnements restent variés malgré le fait que tout se passe dans les tuyaux de cette ville de plomb. Si le début nous a sérieusement perturbé, et même un peu perdu, toute la deuxième partie du jeu est si intense qu’il a été impossible de lâcher la manette avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

Le jeu n’est pas très long, comptez un peu plus de dix heures. Mais il est fort probable que vous ayez envie de le refaire pour le voir sous un autre œil ou prendre des décisions différentes, tant scénaristique avec le sort que vous faites aux petites sœurs que ludique avec la gestion des plasmides.

Quand il n’y en a plus...

Le jeu propose d’office les trois DLC : "Individualisme" où l’on doit vaincre un Protecteur quasiment à mains nues, "Des événements épouvantables" où l’on doit sauver des petites sœurs en situation inconfortable, et "Mondes de douleur" où l’on dispose de toutes ses armes dans une série d’arènes.

Les commentaires audio des réalisateurs sont disponibles, à condition d’avoir trouvé les bobines cachées dans le jeu. Plusieurs spot promotionnels filmés de l’époque sont également de la partie.

Enfin, la galerie des personnages 3D et des illustrations nous est présentée de manière bien originale puisque nous arpentons un musée avec le moteur du jeu !

Encore un jeu majeur de l’histoire vidéoludique qui rejoint les rangs de la Switch ! BioShock est un très bon jeu qu’il est encore temps de découvrir, puisqu’il s’agit désormais d’un "classique".

Pour terminer, je vous propose de découvrir le début du jeu en vidéo !

1 commentaire

  • #
    11 août 2020  01:53

    La gifle , la grosse gifle d’une époque qui commence à être lointaine.

    Un des fossoyeurs de ma première ou seconde xbox 360, usée épuisée par des runs successifs du jeu , pour la chasse des succès qui m’intéressaient alors , mais surtout pour revivre sans cesse l’épopée, avant que n’arrivent les suites, toute aussi prodigieuses.