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Test : Bayonetta 3 (Switch)

, par RYoGA

Attendu depuis des années, Bayonetta 3 est enfin disponible ! Les fans de la saga vont découvrir de nouvelles facettes de leur héroïne préférée dans un épisode qui se veut un point d’orgue à tous les combats menés par la plus belle des envouteuses. Cette fois, elle n’est plus seule !

Test publié sur Puissance-Nintendo

Une histoire de famille et de destruction


La sorcière de l’ombre, Cereza pour les intimes, est de retour. La belle, de repos à New York après avoir affronté tout type de démons, assiste à l’invasion de créatures biologiques appelées Homonculus. Ces dernières viennent détruire le monde, mais pas seulement : toutes les autres dimensions passées, futures et alternatives sont en danger. La nouvelle nous est rapportée par Viola, une jeune femme habillée en punk qui masque son identité (sans que personne ne soit dupe).

Nous voilà ainsi embarqué dans une quête pour empêcher la destruction du Multivers, en parcourant les dimensions pour sauver les siens et récupérer des artéfacts à même de stopper l’envahisseur. Un scénario à la mode et absolument prétexte à toutes les fantaisies, histoire de renouveler un peu l’univers de la saga, coincées entre père et mère et forces de l’ombre et de la lumière.

Une ode aux incantations

Bayonetta 3, tout comme ses prédécesseurs, est un beat’em up qui alterne en permanence séquences d’action en tout genre et cinématiques chorégraphiées de haute volée. Si les niveaux ne sont pas particulièrement longs, ils sont systématiquement entrecoupés de cinématiques faisant évoluer l’histoire, le tout si possible avec beaucoup de fureur et d’humour propre à son héroïne complètement libre et déchainée. Si la belle s’est peut-être un poil assagie depuis le premier épisode (interdit à raison aux moins de 18 ans pour sa violence et son contenu explicite), on reconnaît un contenu efficace de bout en bout.

Le système de combat reprend donc le meilleur de la série, sans pour autant nous donner l’impression d’un copier-coller. Bayonetta est toujours agile de ses pieds et de ses flingues (entre autres armes disponibles), et à même de faire des combos toujours plus dévastateurs pour éliminer les vagues d’ennemis.

Elle peut cette fois invoquer directement des créatures géantes et leur faire mener le combat tant que l’énergie magique est disponible. On ne voit alors pas toujours ce que l’on fait, mais chaque coup porté à l’ennemi fait mal, très mal. Il arrive parfois que les boss soient si agressifs qu’ils tuent nos invocations, ce qui nous oblige à combattre dans les règles de l’art. Un autre attaque chargée d’énergie de l’ombre peut être déchaînée en appuyant sur les deux sticks. En combat, le jeu perd un peu en fluidité par rapport aux précédent opus qui s’avéraient virtuoses.

Les différentes et nombreuses incantations sont à la fois utilisées en combat, mais aussi lors de séquences d’actions qui sortent du beat’em all pour nous divertir. Plateformes, runner, shoot’em up, versus fighting et autres surprises, le jeu n’est pas avare quand il s’agit de varier le système de jeu. Les premiers Bayonetta nous avaient surpris de la même manière, mais les séquences sont ici beaucoup plus nombreuses et variées. Toujours aussi pataudes dans leur gameplay, elles ont néanmoins le mérite de surprendre et d’être - presque toujours - fun.

Le meilleur des multi mondes ?

Bayonetta 3 cherche ainsi à concilier à la fois le plaisir et le dynamisme de la mise en scène grandiose du deuxième épisode, mais aussi l’intérêt de l’exploration et des énigmes dont le premier opus n’était pas avare.

Nous nous retrouvons ainsi avec des zones d’explorations beaucoup plus vaste qu’auparavant, dans lesquelles nous allons pouvoir nous surprendre à errer pour aller cueillir des items qui seront monnaie d’échange au bar / magasin des enfers, trouver des zones de combat ou de plateformes subsidiaires et collecter des items spéciaux.

La séquence de puzzle / énigme du monde se résous systématiquement avec l’incantation que l’on vient de récupérer, et puis ce sera fini. On peut faire difficilement plus expéditif. Un seul combat alterne deux incantations, mais jamais il n’y a de sentiment de progression des mécaniques que le jeu a amené. Seuls les combos achetés concourent à la sensation de puissance.

Mais peut-être parce qu’il cherche justement à nous faire jouer sur trop de tableaux à la fois, le jeu a du mal à trouver son rythme. Passant de phases de jeu d’action connues avec Bayonetta, à de l’exploration, aux phases de créatures de toute sorte, à un mini jeu d’infiltration franchement mauvais où l’on incarne Jeanne, à d’autres niveaux d’action avec la sabreuse Viola, l’ensemble s’avère quelque peu chaotique. Il faut attendre le dernier tiers du jeu pour que toute la sauce prenne, alors que le scénario se concrétise, que les séquences sont plus fluides et que le jeu gagne en réelle folie.

Une fois le jeu terminé, assez rapidement il faut bien avouer, on se surprend à en redemander. Le jeu semble ainsi taillé pour être rejoué dans la foulée. Tout est allé si vite que l’on a envie de revenir sur les événements qui se sont déroulés pour la famille Bayonetta. Tout l’argent utilisé pour débloquer des techniques ne demande qu’à être à présent employé pour que les personnages puissent déchainer leurs nouveaux combos, pouvoirs d’incantation et d’attaque. Un mode arène se débloque et de nombreuses missions sont proposées pour ceux qui ne seraient pas rassasié par le pur plaisir que le jeu procure.

S’encrant parfaitement dans la saga et néanmoins accessible à tous, Bayonetta 3 est un jeu généreux et délicieusement drôle qui, s’il part un peu dans tous les sens et perd de fait en fluidité, prend son envol en chemin et n’oublie jamais d’en mettre plein la vue.

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