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Test : PokéPark 2 le monde des voeux

mardi 27 mars 2012, par RYoGA

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Poképark 2 n’est pas une simple compilation de mini-jeux dans l’univers des créatures de Game Freaks. Si quelques mini-jeux sont bien présents, ils sont au nombre de quatre et sont totalement noyés au sein d’un jeu où l’aventure a la part belle ! Dans la peau de Pikachu et des trois starters de Pokémon Noir & Blanc, vous allez devoir explorer plusieurs environnements tous en 3D et remplis de Pokémon !

Test publié sur Puissance-Nintendo

La grande aventure de Pikachu 2, le retour

Alerte au Poképark ! Des Pokémon ont été enlevés et entraînés dans une dimension parallèle : le monde des vœux. Il revient à Pikachu et ses amis d’enquêter sur ces mystérieuses disparitions. Si l’histoire est assez simple, on appréciera la qualité de la mise en scène des différents moments forts de l’aventure. Certains sont convenus, d’autres plus inattendus. Une chose est sûre : si vous n’êtes pas allergique à ces satanées bestioles, vous risquez de tomber sous leur charme !

Quel plaisir en effet de pouvoir évoluer dans ces univers chatoyants ! Les environnements sont simples, justes, colorés. Les Pokémon, 200 au total, sont issus majoritairement de Pokémon Noir & Blanc et jouissent d’un design et d’une animation soignés. Ils vaquent tous à leurs occupations, discutent entre eux, jouent ou se battent ensemble, ce qui donne une impression de vie foisonnante parfois très drôle. Il ne tient alors qu’à vous d’aller à leur rencontre pour échanger quelques informations ou participer à un défi. La plupart du temps un combat, les défis peuvent être aussi une course, une quête d’objets ou un challenge unique. Tous s’engagent en temps réels et s’ils ne sont jamais très durs, certains peuvent se montrer retors.

Les combats restent les défis les plus intéressants car ils reprennent les rapports de force connus de la saga : un Pokémon eau aura plus de facilité à battre un Pokémon sol, un feu un herbe, etc. La récompense à l’issue du combat est l’obtention de l’amitié de ce Pokémon. Un Pokémon ami pourra même intervenir au beau milieu d’un combat pour vous aider si vous êtes en difficulté. Votre principal challenge, en dehors de la trame principale, sera donc de faire ami-ami avec tout le monde, ce qui ne sera pas de tout repos.

Le pouvoir de l’amitié (virile)

Obtenir l’amitié des Pokémon se révèle vite essentiel. Afin de pouvoir ouvrir les différentes portes vers le monde des vœux, Pikachu et son équipe auront besoin du "pouvoir de l’amitié" des différents Pokémon rencontrés. Plus vous avez pris le temps de vous faire des amis, plus l’ouverture de la porte sera facile.

Une petite cinématique avec le moteur du jeu montrera tous vos amis se réunissant devant la porte pour beugler leur bonheur. Car oui, un Pokémon, ça beugle, et comme vous le savez peut-être, ça beugle son propre nom. Huit doubleurs français se sont relayés pour incarner toute une palette d’émotions sur la base de chaque nom des Pokémon. C’est très amusant à entendre !

Les quatre moustiquaires

Dans sa première aventure Pikachu était seul. Ici, il est rejoint par trois nouveaux personnages qui ne sont autres que les trois starters de Pokémon Noir & Blanc : Moustillon, Vipélierre et Gruiki. Chacun y va de son petit caractère, mais surtout dispose de capacités totalement différentes. Le roublard Moustillon est le seul à pouvoir évoluer dans l’eau. La snobinarde Vipélierre court vite et peut faire un double saut. Enfin le lent et timoré Gruiki peut défoncer des blocs de pierre et dégager de nouvelles voies. Si certains passages paraissent inaccessibles à un moment donné, c’est sûrement l’affaire d’un de vos futurs alliés.

Ce Poképark est en quelque sorte un "Zelda-light" !! "Zelda" car il en reprend beaucoup de mécanismes : différentes zones variées (portuaire, forestière, rocheuse, etc), mais aussi la fameuse progression qui nous plait tant. En effet, tous les chemins ne sont pas ouverts et il faudra revenir plus tard dans l’aventure avec le bon allié pour aller de l’avant. Et puis "light" car, tout aussi plaisant soit-il, Poképark n’a évidemment pas l’envergure d’une aventure de Link. Même s’il dispose de donjons, ils sont réduits à quelques couloirs. Au bout, l’un des quatre mini-jeux pré-cités et un boss au combat un peu plus élaboré. Cet aspect simplifié est loin d’être un défaut en soi. Parfaitement ajusté, le challenge conviendra aux jeunes joueurs pour qui les derniers Zelda sont trop complexes.

Gameplay en kit et kat

"Prends la wiimote à l’horizontale" : Dès l’écran titre, Nintendo tutoie le joueur. Il sait qu’il aura moins de dix ans. Adieu donc le nunchuk… Notre personnage se dirigera à la croix, ce qui dans un environnement en 3D, il faut l’avouer, fait un peu tâche. Imaginez-vous devoir jouer à Mario 64 à la croix et vous comprendrez le désarroi. Au début donc, le personnage semble se traîner. Le déplacer est parfois un peu hasardeux, limite désagréable quand, à l’arrêt, on veut juste se décaler d’un cran.

Ce calvaire va rapidement s’atténuer avec la possibilité d’entraîner vos personnages auprès de mentors. Vos attaques, au nombre de trois, seront renforcées. Il en est de même pour la barre de vie et la vitesse : tout cela coûte des baies, l’unité de monnaie du jeu, que l’on obtient avec les duels, en les ramassant dans des coffres ou en les faisant tomber des arbres. Très vite, le "tank" Pikachu devient un peu plus véloce et du coup plus agréable à manier. Cela ne résoudra pas certains problèmes de placements dus à la croix directionnelle, mais globalement le gameplay y gagne beaucoup.

"Attrapez-les tous qu’ils disaient !"

Si l’on voit le bout de l’aventure en une douzaine d’heures, sachez que vous pourrez en rajouter quelques-unes si vous souhaitez rencontrer et vous lier d’amitié avec toutes les créatures. Certains événements font apparaître de nouveaux Pokémon et se débloquent progressivement. De nouvelles quêtes sont aussi disponibles après le générique de fin. Un grand tournoi en arène est même organisé et de nouveaux adversaires entrent en scène. Les légendaires Reshiram et Zekrom sont aussi de la partie !

A noter qu’une fois débloqués dans l’aventure, les quatre mini-jeux sont jouables à quatre depuis le menu principal. On ne vous mentira pas en disant qu’ils ne sont pas particulièrement intéressants. Il est possible aussi au cours de l’aventure de prendre des captures d’images de l’écran, et même d’empoigner votre appareil photo dans une vue à la première personne. Certaines quêtes requièrent de montrer à un Pokémon la photo de l’un de ses congénères. Mais rien ne vous empêche de collectionner des photos de vos personnages préférés et de les exporter sur carte SD !

Ce n’est certes toujours pas le grand RPG attendu par les fans, mais ce Poképark 2 est l’aventure la plus soignée de l’univers Pokémon sur consoles de salon à destination des jeunes joueurs. Prendre le temps d’explorer les environnements et de découvrir les représentations 3D des Pokémon des opus Noir & Blanc, tout en faisant avancer l’histoire, est un véritable plaisir, tant l’ambiance est à la bonne humeur. Un jeu d’aventure parfait pour les (jeunes) joueurs qui raffolent de Pokémon bien sûr !