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Test : One Piece Unlimited World : Red

samedi 5 juillet 2014, par RYoGA

Test publié sur Puissance-Nintendo.com !

Après One Piece Unlimited Cruise (2009) et Pandora’s Tower (2012) sur Wii, Ganbarion revient sur consoles Nintendo avec un nouveau titre de la licence One Piece. Unlimited World Red est dans la directe lignée des Unlimited Cruise, avec tout de même quelques changements marquants. Nous allons voir lesquels.

Spoil ou pas ?

Que les fans de One Piece soient prévenus : si vous suivez le manga dans sa version française, le jeu sorti fin juin dévoile quelques environnements et personnages que l’on ne découvre que dans le tome 71, qui vient juste de sortir dans notre belle contrée ! Pour les lecteurs les moins assidus, le gros du spoil se trouve dans la partie "Colisée", un mode de jeu en sus du mode histoire.

Le mode histoire : Trans Town

One Piece Unlimited World Red est donc un jeu d’aventure intégralement en 3D qui nous met dans la peau de Luffy, le capitaine de l’équipage du Chapeau de paille, et de ses amis. Ils s’arrêtent au port de la ville de Trans Town. Les membres de l’équipage vont y être kidnappés par le terrible Red le Solitaire, un pirate de l’ancien temps. Le jeune raton-laveur Pato essaie d’aider Luffy à retrouver ses amis. Mais qui est-il réellement ?

Le jeu se décompose en chapitres, dans lesquels nous découvrons à chaque fois un nouvel environnement connu du manga (Punk Hazard, l’île des hommes-poissons, Marine Ford, Enies Lobby et quelques autres) et à la fin duquel nous affrontons le boss emblématique. L’équipage s’étonne d’abord de retrouver ses anciens ennemis. La suite expliquera comment cela s’avère possible.

Les joueurs les plus pressés finiront ce mode de jeu en quelques heures. Les autres prendront le temps d’explorer la ville de Trans Town et de rassembler en cours de missions les matériaux pour construire de nouveaux bâtiments : une auberge, un restaurant, une pharmacie, ou encore un atelier pour crafter et obtenir des objets et caractéristiques à assigner aux personnages.

Des mini-jeux se débloqueront au fur et à mesure des développements auxquels vous avez contribué. Une échoppe est par exemple consacrée aux missions supplémentaires. La plupart d’entre elles sont déblocables en progressant dans l’histoire ou dans le mode Colisée. En ville, Luffy - alors seul personnage jouable - peut utiliser ses bras caoutchouc pour se hisser et se propulser de toit en toit et ainsi progresser très rapidement. On se perd tout d’abord un peu dans les ruelles de la ville et ses toits hauts perchés. Heureusement, une carte est disponible dans les menus pour se repérer. Malheureusement, elle n’est pas directement affichée sur le Gamepad lorsque l’on joue sur la télévision et il faut faire des allers-retours dans les options.

Chapitre après chapitre

Avant chaque mission principale, vous devez choisir trois membres d’équipage. (Évidemment, ces derniers ayant été enlevés, il vous faut d’abord les délivrer. Ce sera l’objet des premières missions). Les neufs "Mugiwara" ont des styles de combat différents. Chacun d’entre eux possède surtout une compétence spéciale qu’il leur sera possible d’utiliser dans les zones d’exploration. Zoro peut trancher des portes en acier, Chopper déterrer des objets, Usopp trouver des insectes ou Robin lire les fameux ponéglyphes. Vous pouvez passer d’un personnage à l’autre à tout moment.

Des hordes de soldats ou d’animaux viennent à votre rencontre pour en découdre. Dans la mêlée, vous pouvez éviter des assauts en appuyant sur le bouton "A" au bon moment. Au bout d’une zone, il faut parfois revenir dans les niveaux labyrinthiques pour trouver des "mots spéciaux" à même de débloquer la suite de la zone. Les personnages gagnent des niveaux d’expérience avec les combats et débloquent des "phrases" (cultes, reprises de la série) à assigner en ville pour obtenir des statistiques plus efficaces. Un ou plusieurs boss vous attendent à la fin des niveaux, accompagnés de cinématiques parfaitement fidèles à l’anime. Le "To be Continued" venant même boucler le chapitre.

Inévitable comparaison avec les Cruise (pas Tom)

Le gameplay a été simplifié par rapport aux Unlimited Cruise. Là où les personnages gagnaient des coups au fur et à mesure de leur montée de niveaux, créant ainsi une certaine satisfaction à obtenir des attaques de plus en plus puissantes, ils disposent tous ici dès le départ de l’ensemble de leurs aptitudes. Est-ce parce que Luffy et sa bande débarquent dans le Nouveau Monde après un long entraînement ? Quoi qu’il en soit, la marge de progression est quasiment nulle et un personnage n’a finalement pas particulièrement besoin de gagner des niveaux pour tenir tête à ses adversaires en mode normal. On compose donc son équipe selon ses affinités, sans craindre qu’un des membres soit plus faible que les autres.

Même chose pour les attaques spéciales, toutes disponibles dès le départ. En maintenant le bouton "R", un quatuor d’attaques est disponible (pour peu qu’on ait suffisamment d’énergie psychique, toujours sous forme de sphères jaunes à ramasser sur les cadavres des ennemis ou en utilisant un sort spécial). L’une d’entre elle nécessite une coopération avec un ou deux autres membres d’équipage. Ici, cet assaut ultime est le même pour tous les personnages, quels qu’ils soient. On se souvient des attaques combinées spéciales pour chaque duos ou groupes dans Unlimited Cruise.

Pour finir avec les comparaisons, le nombre de quêtes annexes a été revu à la baisse et ont surtout été désolidarisées de la trame principale. Elles se trouvent désormais dans un des comptoirs de la ville. Il ne faut ainsi plus passer des dizaines et dizaines d’heures à chercher les objets nécessaires pour accéder à la suite de l’histoire. L’ensemble se boucle donc assez rapidement (et de bien belle manière) et on a pas le temps de se lasser du nombre d’attaques plus restreintes. Heureusement, il y a le Colisée.

Doflamingo enflamme le Colisée

Ceux qui suivent le manga savent que le temps pour les Chapeau de paille d’affronter le capitaine corsaire Don Quichotte Doflamingo est enfin arrivé. L’histoire de ce segment détourne quelque peu la trame du manga et offre quelques sacrés moments de réjouissance.

Doflamingo invite Luffy, Law et l’équipage à participer à un tournois qui a lieu dans le Colisée. Il s’agit d’y affronter des adversaires successifs, au sein d’un championnat qui se déroule en trois parties. Des points sont attribués après chaque manche et sont plus élevés en fonction de vos succès et de certains critères propres au tournois. Joliment scénarisé, ce tournois propose de jouer selon différentes règles à débloquer progressivement : duels, batailles royales, mêlées, ou encore survies.

Plus on progresse, plus des personnages et des missions pour le mode histoire seront délivrés. Ce sera aussi l’occasion de débloquer des personnages jouables d’anthologie comme Ace, Shanks, Baggy, Hancock, Crocodile, et quelques autres encore plus impressionnants ! Un très bon mode de jeu qui lui aussi se boucle rapidement. Quelques missions supplémentaires occuperont encore quelques heures les adeptes du 100%.

Le mode deux joueurs

La petite déception vient du mode deux joueurs qui, s’il a le mérite d’exister, utilise un écran partagé, qui plus est avec des petites fenêtres superposées. Quand on pense que le Gamepad aurait pu être utilisé pour séparer les écrans, il y a de quoi être déçu. Comme pour la carte ou toutes autres infos absentes sur le Gamepad, aucun effort n’a été fait dans ce sens pour cette version.

Il est possible de partager sa sauvegarde avec la version 3DS du jeu mais pas de jouer entre machines. Monster Hunter 3 Ultimate l’a pourtant fait mais visiblement Ganbarion n’a pas souhaité aller dans cette voie. On jouera donc à deux en coopération en écran splitté sur Wii U et jusqu’à quatre sur 3DS, en mode local. Aucun mode en ligne n’a été intégré, ce qui l’éloigne encore un peu plus de l’esprit de MH3U, dont le jeu semblait pourtant se rapprocher.

Une fois le jeu terminé, il nous est proposé de le reprendre en mode difficile. Les quêtes supplémentaires étoilées, même en mode normal, demanderont cette fois d’augmenter les niveaux de ses personnages, leur barre de vie et leurs stats, pour prétendre pouvoir les réussir. Et comme s’il n’y en avait pas déjà suffisamment, des quêtes supplémentaires et des costumes peuvent être téléchargés en ligne.

Moins long, moins fastidieux mais surtout plus accessible et beaucoup plus fun, World Red est une version plus mainstream de la saga Unlimited. Le jeu est plus simple à entreprendre et les différents modes de jeu sont tout à fait satisfaisants. On passe un bon moment dans l’univers coloré et plein d’humour de One Piece. Les fans de la série n’ont aucune raison d’hésiter. Les autres peuvent se laisser tenter !

L’avis de RYoGA

Unlimited World Red n’est pas le jeu le plus ambitieux de la Wii U mais il fait bien son boulot. Le fan-service est là. C’est aussi un excellent moyen de découvrir la série grâce à la qualité de sa narration.

Jouabilité :
Un gameplay collé sur Zelda Ocarina of Time/Wind Waker. Rien n’a changé depuis pour ce qui est de la gestion de la caméra avec la possibilité de la recentrer devant soi (c’est souvent nécessaire en ville ou en combat) ou de la gérer au stick droit. Le reste est assez simple, des coups, aux combos, aux pouvoirs spéciaux.

Durée de vie :
Les modes Histoire et Colisée se terminent en une petite dizaine d’heures. Heureusement les quêtes annexes et missions viennent renforcer un challenge qui, s’il n’est pas à rallonge comme celui des Unlimited Cruise, est amplement suffisant.

Graphismes :
La HD et le cel-shading font du bien à la licence : les personnages sont superbes et on ne se lasse pas de les admirer. Les décors et environnements sont beaucoup plus légers avec un level-design quelque peu désuet.

Son :
Les thèmes de la série sont là, plus quelques créations originales dans le ton. Bruitages et VO respectent totalement le support d’origine.

Intérêt :
Le mode Histoire donne envie de savoir ce qu’il va arriver. Le Mode Colisée est lui aussi prenant. On passe un bon moment. Les quêtes annexes donneront du boulot aux plus acharnés. Dommage qu’il n’y ait pas de multi en ligne, comme cela nous avait été suggéré dans les premiers trailers.

Ergonomie :
Quel dommage que le Gamepad n’ait pas été utilisé pour afficher la carte ou permettre à deux joueurs d’avoir chacun son écran ! En dehors de ces oublis, RAS.