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Preview : Professeur Layton VS Phoenix Wright

mardi 11 février 2014, par RYoGA

Un mystérieux accident de voiture, des ombres dans la nuit, une jeune fille sortie d’un livre de contes recueillie par Layton et défendue par Phoenix Wright... Voilà un cross-over étonnant !

Test publié sur Puissance-Nintendo

Accords et différences

Les sagas Professeur Layton et Phoenix Wright ont plusieurs points communs. Ce sont tout d’abord deux séries qui ont décollé avec la Nintendo DS (Phoenix Wright vient originellement de la GBA mais la série a été relancée et développée sur DS) et qui continuent aujourd’hui enccore sur 3DS. Professeur Layton et l’héritage des Aslantes et Phoenix Wright : Ace Attorney - Dual Destinies sont en effet sortis en fin d’année dernière sur Nintendo 3DS. Si Layton a tiré sa révérence avec cet ultime épisode, Phoenix Wright revient de loin avec un épisode sorti uniquement au format dématérialisé.

Dans ces deux séries on incarne un héros masculin charismatique, donnant son nom à la saga, affublé d’un mignon acolyte. Layton ne sort jamais sans Luke tandis que Phoenix attire la gente féminine puisque sa coéquipière est quasiment systématiquement une jeune adolescente de son entourage.

Ce sont surtout deux séries à textes. Il faut en effet compter avec les très nombreux écrans de dialogues qui posent à la fois l’action et l’ambiance de ces deux univers. Layton proposera des phases de recherche dans des décors, même chose pour Phoenix Wright, pour des séquences d’investigation. Eh oui, Layton est détective et Phoenix avocat qui n’hésite pas à aller sur le terrain. Que recommanderait Layton à Phoenix et vice versa ?

Le reste du jeu étant composé de mini-jeux de logique pour le premier et de pure déduction pour le second qui met en scène des procès au rythme endiablé.

Professeur Layton, c’est un peu Harry Potter : un univers réaliste qui se voit envahi par des personnages et des objets dotés de pouvoirs magiques. On nage donc en plein fantastique. Phoenix Wright c’est un peu le contraire : le background est au départ typiquement japonais (tout en restant universel et nourri de nombreuses influences occidentales), pour des enquêtes et procès très réalistes, à défaut d’être sérieux.

Tout l’humour de Phoenix Wright passe dans les dialogues de personnages truculents mais aussi de situations improbables qu’il faudra tirer au clair pour résoudre les embrouillaminis dans lesquels se sont fourrés les accusés. Que se passe-t-il lorsque la logique ludique de Layton rencontre la logique de situation et l’analyse psychologique de Phoenix ? Démarrons l’aventure...

Prologue de Layton : les sorcières sont parmi nous

Une chose est sûre : Professeur Layton VS Phoenix Wright : Ace Attorney va nous en mettre plein la vue au moyen de cinématiques animées de toute beauté. Nous découvrons les deux duos (Layton & Lucas et Phoenix & Maya) à l’aube d’une nouvelle aventure.

Phoenix est appelé à Londres pour défendre une nouvelle affaire. Le voici dans un avion en compagnie de la tonitruante Maya Fey.

Quant à Layton, il est dans son bureau quand il reçoit un coup de téléphone de la police. Un automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule qui s’est retrouvé propulsé dans un arbre. Peu banal. Après quelques explorations dudit bureau via l’écran tactile, où l’on va trouver quelques pièces de jeu et un premier mini-jeu (le "conte des deux sorcières") afin de se familiariser avec l’interface, nous partons en investigation.

Layton et Luke retrouvent le commissaire, qui les guide sur les lieux de l’accident. Les pièces permettent d’obtenir des indices pour faciliter les mini-jeux.

Nos deux héros se déplacent de lieu en lieu via une carte qui relie les différents points entre eux. Sur place, il faut une nouvelle fois pointer du stylet les personnages présents pour obtenir des informations, des pièces ou un mini-jeu (le deuxième étant un jeu de déplacement case par case dans un musée de nuit où il faut prendre garde à ne pas croiser les lampes torches des gardes). Il est possible de zoomer sur un élément du décor pour l’observer plus attentivement.

De retour à son bureau, Layton reçoit la visite impromptue de Aria Novella, une jeune fille blonde étrange porteuse d’une lettre à destination du Professeur. Il s’agit d’une lettre de Carline Accidenti, un ancien étudiant de Layton, qui le met en garde contre des forces obscures qui veulent s’emparer de la jeune femme. La jeune Aria se dit poursuivie par des sorcières et originaire d’un pays appelé Labyrinthia... qui a priori n’existe pas, si ce n’est dans le livre qui l’accompagne et qui raconte l’histoire à même de se dérouler prochainement.

Le mystère n’a pas le temps d’être éclairé qu’une ombre maléfique entre dans la pièce et enlève Aria. Layton et Lucas partent à sa recherche, et après un peu d’exploration et deux mini-jeux (replacer des morceaux de briques d’une porte comme un puzzle, puis trouver le bon nœud de corde des liens qui emprisonnent Aria), ils réussissent à la libérer. Mais ils sont toujours poursuivis par les ombres... Par un habile stratagème (qui n’est ni plus ni moins que du bluff) Aria parvient à leur échapper, mais Layton et Lucas se retrouvent happés par le livre ! Que va-t-il se passer ?!

Prologue de Phoenix Wright : un premier procès

Phoenix et Maya arrivent à Londres pour défendre une personne qu’ils n’ont jamais vue... qui s’avère être Aria ! Chapeautée par une non moins énigmatique femme du nom de Darlaw, Aria s’est visiblement retrouvée après sa fuite au milieu d’un conflit qui l’amène à être accusée de vol et coups et blessures portés à autrui ! Phoenix n’a pas reçu le dossier de l’affaire et découvre tout sur place pendant le procès ! Ça commence bien.

Phoenix découvre le milieu judiciaire anglais, qui le change résolument de ses habitudes. L’avocat de l’accusation est un curieux spécimen de dandy anglais, lequel a tendance à glousser de manière pas très virile. Quant au procureur, sa bonhommie nous ferait presque regretter la candeur du bon vieux juge à barbe blanche de la série principale. Le choc des cultures est en tout cas délicieux. Nous avons joué à une version dont le doublage anglais était excellent. La version finale sera doublée entre autres en français. Une habitude prise dans la série Layton mais une première pour la série Ace Attorney qui déjà là en anglais donne des voix tout à fait satisfaisantes à nos héros.

Contre-interrogatoires, objections, présentation de preuves en contradiction avec les dires du témoin, la formule marche toujours aussi bien alors que Phoenix étudie les moindres détails de l’affaire présentée. Les pièces de jeu ramassées auparavant et celles récupérées sur les lieux du crime permettent d’avoir des indices quant au moment où présenter des pièces à conviction. Une aide qui était totalement absente des épisodes précédents qui forçaient le joueur à rentrer dans la logique parfois tirée par les cheveux de la série.

Comme dans Dual Destinies, les personnages sont passés en 3D. On pourra dire que cela enlève un peu de charme aux personnages dont les expressions dessinées et montées en "jump cut" étaient plus marquantes dans les épisodes précédents. Ici toute l’animation est liée et il faut un temps d’adaptation, à mesure que la tension monte et que la musique s’emballe, pour accepter en partie le changement graphique.

Cerise sur le gâteau : après plusieurs dizaines de minutes de contre-interrogatoires de témoins dont le vernis craque peu à peu sous le flot des questions et objections de Phoenix Wright, un mouvement de caméra circulaire vient temporiser le moment de réflexion décisif de l’avocat de la défense. De même, un zoom vient resserrer la pression d’un témoin acculé.

Les personnages sont comme toujours hilarants et leurs mimiques particulièrement drôles. Si le vigile semble un peu crispé derrière son sourire, la cuisinière victime de l’agression dispose d’un panel d’expressions à mourir de rire, en plus de son déhanché aguicheur.

Les points de crédibilité (qui lui permettent de faire des erreurs d’appréciation) conservés par Phoenix se transforment en points "Picarats" et viennent s’ajouter à ceux obtenus par le Professeur Layton.

Phoenix et Maya terminent leur procès (on ne vous dira pas qui a gagné !) et découvre le livre magique d’Aria. Et là tout bascule ! Ils sont happés à l’intérieur ! La série, jusqu’ici très réaliste (en dehors des quelques parenthèses paranormales liées aux Fey), bascule dans le fantastique !

Non Maya ! N’ouvre pas ce fichu bouquin !

Bienvenue à Labyrinthia !

Nous retrouvons Layton et Lucas dans la ville médiévale de Labyrinthia. Une nouvelle aventure commence. Y retrouveront-ils Phoenix et Maya ? Sauront-ils joindre leurs forces pour résoudre le mystère des forces maléfiques des sorcières qui en veulent à Aria ?

Notre session de jeu s’étant arrêtée là nous ne pouvons pas répondre à la grande question que pose ce cross-over : est-ce que les univers des deux séries se marient bien ? Est-ce que le fantastique et le pragmatisme des deux univers arriveront à créer un mélange intéressant ?

D’ici là, révisons nos classiques : "Objection ! Un instant ! Prends ça ! J’te tiens !".

Les fans de Layton ET de Phoenix Wright seront aux anges. Ceux qui aiment plus un univers que l’autre devront composer avec les deux. Nous attendons d’en savoir plus sur la suite et de voir comment l’histoire évolue. Rendez-vous donc avec le test du jeu d’ici sa sortie le 28 mars prochain !