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Nintendo, cette longue désintégration du désir

jeudi 1er novembre 2012, par RYoGA

A l’aube de l’entrée en scène d’une nouvelle console avec la Wii-U, il est bon de revenir sur ces derniers mois où beaucoup de mauvaises choses se sont confirmées dans la politique de Nintendo.

1) Le lancement délicat de la Nintendo 3DS

Depuis mon article sur les bonnes choses de l’E3 2010, E3 au cours duquel fut présentée pour la première fois la 3DS, je n’étais pas revenu sur la dernière machine portable de Nintendo. Signe d’un réel malaise.

On se souvient tous l’émotion que la succession de titres présentés avait fait naître en nous. Les retours de Ocarina of time, Starfox, Metal Gear Solid, mais aussi de nouveaux opus de Mariokart, Kid Icarus, Resident Evil, Kingdom Hearts... A défaut d’être originaux, les premiers jeux seraient des valeurs sûres...

Et puis il a fallut attendre. La machine d’abord, pour laquelle les neuf mois semblèrent une éternité. Puis les jeux, Zelda ne sortant même pas au lancement, Resident Evil dix mois plus tard, Kid Icarus un an après, et Kingdom Hearts encore plus tard. Certains jeux de l’E3 2010 ne sont toujours pas sortis, deux ans et demi après leur annonce, comme Paper Mario ou Animal Crossing. Luigi’s Mansion annoncé à l’E3 2011 ne sortira qu’en février 2013. Il est loin le temps des jeux 16 bits qui sortaient un an après leur annonce.

En tous cas, il n’y avait aucune raison de prendre la machine au lancement.

La deuxième raison qui m’a refroidi alors a été son prix. Alors oui la 3DS est bourrée d’améliorations technologiques comme le relief, le gyroscope ou des fonctionnalités online avancées, oui l’inflation joue aussi sur les tarifs qui ne sont plus les mêmes que ceux de l’époque DS ou Wii, mais 250 euros pour une portable restait un prix prohibitif.

Ajouté à cela une console à nouveau minuscule (difficile d’y revenir après un passage sur DSi XL), une finition douteuse (angles tranchant, batterie minable ou 3D désagréable), voilà autant de raisons qui m’a fait attendre bien patiemment.

Le problème c’est que je n’ai pas été le seul à ne pas franchir le pas. De nombreux joueurs n’ont pas été convaincus.

Fier (trop) de son succès avec les DS et Wii, Nintendo a eu les yeux plus gros que le ventre et n’a pas vendu autant de consoles qu’il l’aurait voulu dans la fenêtre de lancement. Même si les ventes étaient bonnes, la firme s’est retrouvée à devoir défendre des résultats décevants aux yeux de ses investisseurs.

Cela les a amené à un premier réajustement. Pour la première fois de son histoire - si l’on excepte le changement de prix du gamecube deux semaines avant sa sortie - Nintendo a du baisser rapidement et franchement le prix de sa console, de 250 à 170 euros. Et avant que la baisse de prix soit effective, Nintendo a quand même trouvé le moyen de faire vendre encore quelques consoles à 250 euros grâce à un plan marketing incroyable : le programme ambassadeur.

Tous ceux qui avaient acheté leur console au prix fort se voyaient gratifiés d’une série de vingt jeux dématérialisés. La plupart sont d’ailleurs encore aujourd’hui inédits au téléchargement sur l’eshop, le service de boutique en ligne de la console. Ce qui reste finalement de l’émulation devenait à la fois un cadeau pour les premiers acheteurs et aussi un argument de vente pour les joueurs qui n’avaient pas encore sauté le pas et les inciter à passer à la caisse au prix fort. Une véritable prise d’otage.

On l’a vu avec la Wii, si un produit marche, il n’est pas besoin de baisser son prix ou de mettre de nouveaux modèles, couleurs principalement, sur le marché. Avec la 3DS, ce fut très différent. Aux deux modèles du lancement (aqua blue et black cosmo), vint rapidement s’ajouter un modèle Flame Red. Puis d’autres couleurs (rose et blanche), puis la fameuse Édition limitée 25th anniversaire Zelda.

Objet de tous les désirs, il y avait quand même de quoi râler (oui, encore, les français on adore râler !). Ce modèle sortait le 25 novembre 2011, dans un bundle avec Zelda. Zelda était sorti quatre mois plus tôt... Tout le monde l’avait déjà pris ou presque. Pourquoi ne pas avoir sorti ce bundle directement à la sortie du jeu ? Ah pardon, la réponse est juste au dessus... Nouvelle couillonnade de Nintendo.

Mais ce n’était évidemment pas fini.

Au Japon, mi-2011, à l’occasion de la sortie de Monster Hunter 3 (toujours pas sorti chez nous au passage), Capcom annonce la sortie d’un support à coupler à la 3DS pour lui permettre de bénéficier d’un nouveau stick droit : le circle pad pro. Stupeur devant la nouvelle, qui a tout l’air d’être un aveu de faiblesse des constructeurs de Nintendo qui ne l’ont pas intégré à leur console fraîchement sortie. Et puis regardez l’engin : la 3DS devient une sorte de Game Gear ou de Game Boy avec accessoires encombrants. L’objet sort chez nous seul ou en pack avec Resident Evil Revelations, qui l’utilise, tout comme les jeux cités ci-après. Malaise rime avec balaise et obèse...

En 2012 sortent enfin les jeux annoncés depuis des lustres : Resident Evil, Metal Gear Solid 3, Kid Icarus, Kingdom Hearts... Voilà de quoi justifier l’investissement immédiat de la console ! Mais attention ! La console est sortie il y a un an, le stick droit a été commercialisé, l’E3 arrive... voilà des signes avant-coureurs de l’annonce d’un potentiel nouveau modèle ! Un modèle qui inclura probablement le fameux stick droit... L’E3 arrive et rien n’est annoncé à ce sujet. Miyamoto lui-même déclare que le modèle actuel est largement suffisant et qu’aucun nouveau modèle n’est en prévision chez Nintendo. Si il le dit.

Surprise ! Dix jours après est annoncé le modèle de 3DS XL, un modèle avec écrans plus larges, équivalent de fait à la DSi XL. Bref, le modèle que l’on aurait aimé dès le départ. Soit. Une pensée pour ceux qui ont acheté leur console suite à l’E3. Ce modèle n’inclue toujours pas de stick droit. La XL aura donc bel et bien droit à son circle pad pro. On n’ose imaginer la taille de l’engin. Et on n’espère qu’il ne sera pas annoncé dans les six mois à un an une 3DS Pro avec le stick intégré. Vraiment.

Aujourd’hui la 3DS semble bien lancée pour marcher sur les traces de son ainée. Il lui reste pourtant tout à faire, c’est-à-dire continuer à proposer des jeux intéressants. Car pour l’instant, en dehors des Luigi’s Mansion, Animal Crossing, Fire Emblem ou autres Bravely Default, rien n’est annoncé pour les mois à venir. Nintendo aime bien naviguer à vue et laisser ses fans dans l’attente ou la non-visibilité.

On avait été habitué aux différents modèles de DS tous les deux ans, mais chacun se justifiait et respectait le consommateur. Plus maintenant. Conclusion : chez Nintendo, on fait un peu n’importe quoi et on aime ça.

"Ah et au fait ! Comme tout le monde a au moins un de nos anciens modèles, on ne vous met plus de chargeur dans la 3DS XL ! C’est écolo !"

2) L’appauvrissement des licences phares

On aura beau dire, même si cela fait mal au cul, mais l’ère du jeux-vidéo est aujourd’hui celle des smartphones, de facebook, de Call of Duty et des jeux de danse. Un monde dans lequel les héros d’antan n’ont plus leur place. Un monde dans lequel il leur faut être extrêmement intelligent pour survivre, conserver leurs identités et ne pas se noyer dans la masse.

Qu’il est loin le temps où Mario, star de la 2D, réussissait son passage à la 3D pour les jeux de folie que l’on connait. Qu’il est loin le temps où Link nous proposait des aventures riches, immenses et fondatrices de la saga. Où sont donc passés les Starfox, F-Zéro, Wave Race et autres héros d’antan ? On a senti Nintendo très frileux quand à faire revenir des licences qui auraient pu manquer la cible du grand public, et ce au détriment de la tranche gamer, devenu par la force des choses minoritaire.

La Wii, même si elle a ressuscité Punch Out et Donkey Kong Country, et plus récemment la 3DS Kid Icarus, n’a pas permit à de nombreuses autres licences Nintendo de revenir, au grand dam des fans de la firme.

Pikmin 3, longtemps attendu sur Wii, passera par la case Wii-U. Quant à F-Zéro, c’est triste mais on le verra dans un mini-jeu de Nintendo Land, complètement aseptisé pour l’occasion. Wave Race a été englouti par Wii Sport Resorts. Pilotwings est revenu sur 3DS mais à la sauce mii indigeste.

Mario s’engouffre dans le succès inespéré de New Super Mario Bros en 2006 et se décline depuis jusqu’à l’indigestion (New Super Mario Bros 2 sur 3DS et prochainement New Super Mario Bros U sur Wii U). Jusqu’à quand cela va t-il durer ? Les ventes sont encore là et les nouvelles générations semblent accrocher au wagon de l’éternel recommencement. Je me permets d’en douter quand même.

Zelda a livré l’un des plus mauvais épisodes de la saga avec Skyward Sword. Je ne reviens pas sur le design, absolument magnifique, ni même sur le gameplay à la wiimote plus (que j’ai personnellement détesté), mais sur le challenge lui-même, sur l’ambiance et le respect des sources de la saga. Si encore tout cela évoluait vers quelque chose de nouveau, pourquoi pas, mais on sent la série vieillissante qui n’arrive pas à se renouveler.

A défaut de savoir si les licences reviendront sur Wii U, nous aurons droit au lancement à Nintendo Land, une compilation de mini-jeux avec toutes les licences de Nintendo à la sauce Mii et guimauve. Appelons ça de la Miimauve. Les héros se retournent dans la tombe où ils ne sont pourtant pas encore.

Plus que jamais, les licences phares de Nintendo sont en danger. Passéistes ou en pleines transformations monstrueuses, elles sont en train de perdre irrémédiablement les plumes de leur beau ramage...

3) L’arrivée du dématérialisé chez Nintendo

Comme on pouvait s’en douter en regardant la structure et l’ADN de la console, les contenus téléchargeables sont finalement arrivés sur 3DS. Nintendo s’en était défendu pendant de longues années. Les investisseurs auront eu raison d’eux, et leur déontologie avec.

Voilà plusieurs titres 3DS à venir avec plein de DLC. Chacun reste libre de payer quelques euros de plus des contenus marquetés de la sorte, d’avoir des jeux en puzzle impossibles à échanger ou à défaire de leur support.

De toute façon, le dématérialisé, c’est l’avenir ! Amorcé avec les jeux de notre enfance sur Console Virtuelle, puis avec les Wiiware, le virement s’est fait avec la récente disponibilité en téléchargement de jeux sortis dans le commerce. Un avantage ? Pourquoi pas. Problème : les jeux dématérialisés sont plus chers que ceux en boite (entre cinq et dix euros de plus), alors que cela devrait être le contraire.

Kawashima (avec Iwata en diable, si si) et Super Mario "Or" 2 étaient les deux premiers ambassadeurs. Symbolique à peine masquée. Depuis, Zelda, les Mario et compagnie sont rétroactivement sortis sur le support dématérialisé. Aujourd’hui, Professeur Layton sort à la fois en magasin et sur l’eshop.

Surprise de dernière minute : Nintendo semble encore avoir une âme ! Il a été en effet décidé de ne pas adjoindre de DLC au futur Animal Crossing sur 3DS. Ce qui aurait tombé sous le sens (de nouveaux objets par téléchargements payants) a visiblement fait l’objet d’une réflexion chez Nintendo qui a déclaré ne pas vouloir utiliser ce procédé pour cette série. Les objets seront donc régulièrement téléchargeables sur la console, gratuitement. Comme sur Wii en fait. Tant mieux.

Ou alors, WAIT. Non, il faut que j’arrête de voir le mal partout.

4) L’incompréhension autour de la Wii-U

Nintendo travaille toujours à la prochaine machine. Alors que la Wii connait un succès mondial, les voilà en train de penser à une console HD qui aurait un pad original. Nous sommes à l’ère des ipad et autres tablettes. Et les voilà avec un "gamepad" très proche d’une 3DS avec ses fonctionnalités de gyroscopes, accéléromètres et autres fantaisies.

Mais ça, quand la console est présentée à l’E3 2011, personne ne le comprend bien. Il faut dire que la présentation de la machine pendant la conférence est tout sauf claire. Ce pad est-il un nouveau périphérique pour la Wii ? La Wii-U est-elle une simple Wii HD ? Pourquoi, si c’est une nouvelle console, utilise-t-on encore les Wiimotes ? Pourquoi ne voit-on pas la console en elle-même pendant la conférence ?

Toutes ces questions trouvent difficilement réponses au cours des jours qui suivent. La conférence est ratée, mais surtout la présentation du concept n’a pas marché. Pas de jeux présentés, seules des démos aux graphismes dignes d’une Wii sont là pour faire comprendre le concept aux joueurs.

Cette casserole, Nintendo va se la trainer une année entière, ne cherchant pas particulièrement à réparer ses erreurs. Pendant longtemps on pense même que le nom WiiU va changer, car, comme la 3DS avec la DS, se crée certes un lien mais surtout une ambiguïté avec les machines précédentes. Les consommateurs ne prennent pas forcément conscience qu’il s’agit d’un nouveau hardware.

L’E3 2012 a essayé de redresser la barre. Sur la machine, sur ses jeux. Il faut mettre le gamepad en mains pour comprendre l’intérêt de la machine nous dit-on. Mais rares ont été les événements pour que la presse et à plus forte raison les joueurs puissent mettre la main dessus. Nintendo semble vouloir créer la surprise et tout présenter au dernier moment.

Il s’agit aussi de considérer les jeux disponibles au lancement, dans la fenêtre de lancement, et dans l’avenir. Nintendo Land en fer de lance, New Super Mario Bros U pour l’image, ZombiU comme caution gamer, toute une ribambelle de jeux que l’on a plutôt l’habitude de voir chez les concurrents, quand ils ne sont pas déjà disponibles (Assassin’s Creed 3, Batman, Mass Effect 3, Darksiders 2, etc). Puis Rayman Legends, Pikmin 3... Au niveau des annonces pour l’année prochaine, elles sont rares. Tout au plus sait-on qu’un Bayonnetta 2 exclusif à la Wii-U sortira un jour.

Il est donc trop tôt pour tirer une conclusion sur la WiiU, à l’aube de son lancement. Tout est possible, le succès, comme le grand flop. Personnellement je ne suis pas encore séduit par les titres présentés. J’attends plus de Nintendo. Je me retrouve dans l’exacte situation de la DS et la 3DS à leurs sorties. Si la DS a su me séduire avec le temps, c’est, comme on l’a vu, plus délicat avec la 3DS. J’attendrai donc des jeux WiiU plus convainquants, et ce un an, deux ans s’il le faut. Des Xenoblade, des Muramasa, des Sin & Punishment ou autres Other M et Galaxy. Mais des Nintendo Land, New Mario Pipi ou autres fantaisies, le jour J, sans façon !

Nintendo a longuement travaillé à dégoûter les joueurs par sa politique et par la gestion de ses jeux. Il leur faudra faire de véritables efforts pour nous convaincre à nouveau.

Cet article était super long à faire, j’espère que je ne ferai plus le sous-marin comme ça à l’avenir ! Allez, on revient à des notes plus légères !

Suite de cet article : Nintendo, cette difficile reconquête du plaisir

1 commentaire

  • #
    15 novembre 2012  21:46

    Quel article messire, je ne peut que te féliciter !
    Pour essayer de donner mon avis en espérant que ma connexion tienne, je ne peut qu’être d’accord avec tout ce que tu dis, avec une légère tempérance sur certains points.
    Nintendo part en couille, c’est un fait, le "Vrai" Nintendo est cancéreux depuis la fin de la Gamecube, même si l’on critiquait déjà pas mal l’orientation de la société, et surtout de celle de ses jeux.
    La DS a été (et est encore a mes yeux) une grande machine, si l’on arrive a dribbler entre les "jeux" genre Roberta passion étron et toutes les daubasses casuals (hors celle de nintendo, j’ai adoré Kawashima, 42 indé, Nintendogs et consort) on peut gratter de la merveille, les 3 castlevania, Golden sun, Inazuma (tu le savais que j’allais le dire hein ?) ou encore toute la série des Dragon Quest, et les Pokémons que je découvre a mon rythme.
    On y a vu de jolies nouvelles licences aussi comme solatorobo et le duo Hotel Dusk/Last Window, sans oublier les précieux Layton.
    MAIS, en ce qui concerne les licences "classiques" la déliquescence a bien débutée avec la portable a double écran, et le porte-étendard de cette maladie s’appelle New Super Mario Bros, jeu maudit qui m’a fait lâcher la console deux ans durant, tellement j’ai été dégouté par la chose.
    J’ai bizarrement bien plus apprécié l’opus sur Wii, mais sans non plus avoir l’impression de jouer a un Mario, un vrai de vrai plein d’âme comme Super Mario World ou Super Mario Land 2.
    Alors de savoir que le nouveau jeu de lancement de la Wii-U est un énième New Mario, ça casse l’envie, ça va se vendre certes, mais au niveau de l’ambition et de la prise de risque, c’est zéro pointé.
    J’en reviens a ma tirade sur la DS qui me sert de mètre-étalon avec la 3DS.
    Ayant possédé cette dernière le jour J, avec l’espoir de retrouver le même plaisir que j’ai éprouvé sur DS (et éprouve encore, j’insiste lourdement^^) , je n’ai eu que mes yeux pour pleurer des mois durant.
    Ceci couplé a la baisse de prix un rien entubatoire survenue bien vite, (le programme ambassadeur est bien joli, mais bon, ça n’excuse pas tout), cette machine a vécue une première année compliquée.
    Toutefois, j’y vois une embellie dans tous ça, les jeux commencent a tomber, l’interface de la bécane est sympa comme tout, et surtout, même si sa compatibilité n’est pas fabuleuse visuellement concernant la DS, elle est devenue une sorte de "super" portable permettant de tâter aux jeux GB, DS, 3DS , le tout réuni dans une poche (j’ai le même avis concernant la Wii et la PSP, c’est un argument massue pour moi^^)
    Reste a voir ce que va donner le lancement de la Wii-U, je suis un peu dubitatif, la console m’attire, mais les jeux...entre le Mario, le Nintendoland, je n’ai pas de pincement, alors quand il s’agit des jeux multi support , genre Mass Effect, Batman etc qui sont dispo ailleurs depuis des lustres. Pas de quoi me réveiller en feu le 30 Novembre.