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J’ai terminé Xenoblade Chronicles 2 !

, par RYoGA

Xenoblade Chronicles sur Wii en 2011 était grand. Xenoblade Chronicles X sur Wii U en 2015 s’était montré à la hauteur de mes attentes. Un épisode numéroté "2" sur Switch avait donc tout pour me réjouir... mais ça ne s’est pas exactement passé comme ça. Après quelques loupés j’ai enfin terminé Xenoblade Chronicles 2. Chronique d’un jeu qui n’est pas passé loin de la catastrophe.

Lorsqu’il est sorti le 1er décembre 2017 au terme d’une année Switch flamboyante où l’on a vu des Zelda et Mario d’exception, j’avoue que j’arrivais un peu à saturation. Je ne me voyais pas enchaîner sur une aventure d’une centaine d’heures qui, si elle était réussie, allait accaparer tout mon temps les semaines suivantes. Et pourtant, je commençais l’aventure.

Si l’histoire n’a aucun lien avec le premier épisode (et quelque part c’est bien dommage), elle en reprend tous les codes, à la manière d’un épisode de la saga Final Fantasy. Nous sommes toujours à arpenter les corps de titans faisant office de continents, avec notre équipe lâchée dans une aventure au long cours. Ici le jeune Rex découvre une "lame" nommée Pyra, une entité magique dont le sort du monde d’Alrest semble dépendre. En effet, ce monde composé d’autant de titans que de colonies et flottant sur une mer de nuages est l’agonie. Pyra souhaite retourner à la terre promise d’Elyseum, et Rex, dont la vie est désormais liée à la sienne, va tout faire pour l’accompagner.

Si l’on retrouve le souffle épique de la série, les premières heures de jeu s’avèrent rapidement pénibles. Les cinématiques pullulent, la narration est enfantine, la difficulté corsée, les enjeux dilués. Le jeu ne nous aide pas, ne fait pas envie. C’est dans ce contexte que j’ai abandonné une première fois le jeu, entre deux quêtes quelconques malheureusement indispensables à la progression.

Je l’ai donc mis de côté, n’y revenant de temps à autre que pour faire un peu de leveling, espérant que cela me débloque face à des ennemis retors. Ce qui finit par arriver, mais le coeur n’y est toujours pas. Abandon définitif en vue ? Ce serait dommage, d’autant que les personnages, tout aussi niais soient-ils, ont quelque chose de charmant. L’histoire continue de se dérouler, à grand renfort de cinénatiques soporifiques. Plusieurs éléments de gameplay fâchent, à l’instar de compétences à débloquer impérativement pour progresser (les lames possédant ces compétences s’obtenant par ailleurs de façon aléatoire). Le fait de devoir continuellement interchanger ses lames pour passer les obstacles est quelque chose de véritablement pénible (un peu comme les CS à activer sans cesse dans les premiers Pokémon, mais en pire tant les menus sont contre-intuitifs).

Avançant bon gré mal gré, je finis par débloquer des zones plus accueillantes. J’ai visité suffisamment de continents pour décider de lâcher le scénario et prendre juste le temps de faire ce que je veux. Je me balade dans des environnements qui me font plus rêver. Je m’attelle à résoudre des quêtes annexes liées aux lames, lesquelles sont autrement plus intéressantes que l’histoire principale. Je décide de passer du temps à débloquer chacune des compétences de mes lames afin de compléter leurs sphériers d’habilités.

Plus loin je découvre le système de mercenaires, un centre où l’on envoie des lames en mission pour leur faire gagner de l’expérience et de l’argent. Une facette du jeu que la plupart des gens snoberont mais qui a grandement participé à me faire aimer le titre. Bref, je trouve mon propre rythme dans le jeu, qui ne manque clairement pas de contenu. Quand je reprends le cour de l’histoire, j’ai le plaisir de me sentir mieux armé pour la suite.

La suite : une belle montée en puissance de ce que le jeu offre de beau, de grand. J’avale alors les heures pendant les ponts du mois de mai et termine enfin l’aventure. Je n’ai pas parlé du système de combat, assez complexe, dont je n’aurai compris les subtilités qu’à la toute dernière bataille (ce qui fut d’ailleurs un ultime moment d’énervement) !

Malgré toutes ces casseroles, je garde un bon souvenir de cette aventure. Démesurée, imparfaite, elle joue avec nos sentiments et réussi à être touchante. Après une pause, je pense avoir envie d’y retourner le temps de quelques quêtes !

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Preview (E3 2017)
Premières impressions en vidéo (5h de jeu)
Impressions finales en vidéo (à venir)

1 commentaire

  • #
    28 mai  01:12

    Message reçu : s’accrocher autant que possible dans les débuts. Je dois le faire, je dois le faire !

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