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The Legend of Zelda : the Wind Waker

vendredi 19 septembre 2003, par RYoGA

"The Legend of Zelda", "The Adventure of Link", "A Link to the past", "Link’s awakening", "Ocarina of time", "Majora’s Mask", les titres d’une saga élevée au panthéon des jeux-vidéo !

The Wind Waker a fait polémique lorsque Shigeru Miyamoto son créateur a présenté le design cell-shading de ce premier épisode gamecube. Malgré les réticences des fans il a tenu bon et aujourd’hui tous ne peuvent être qu’émerveillés par l’excellence graphique de cet épisode.

"On raconte une légende, celle du royaume d’Hyrule et de sa princesse Zelda protégés par Link, l’elfe au costume vert. Armé de l’épée Excalibur, il terrassa le démon Ganondorf et put restaurer la paix." Cette histoire que nous connaissons bien s’est déroulée il y a 100 ans et c’est depuis celle racontée à chaque enfant. Toutes les légendes se répètent et il vient le jour où un nouvel enfant doit défendre son royaume... Le nouveau Link est un petit garçon aux cheveux blond comme les autres et il habite l’île d’Aurore avec sa sœur et sa grand-mère. Aujourd’hui est son anniversaire et pour ses 13 ans il reçoit comme le veut la coutume le traditionnel costume vert de l’elfe sauveur d’Hyrule. Link prend d’abord ça à la légère mais lorsque sa sœur se fait enlever par un aigle mystérieux, il part à sa poursuite et va sans s’en rendre compte vers son destin...

Si le jeu subit une refonte graphique genre dessin-animé (avec l’animation qui va avec), la forme reste la même que dans les Zelda 64. L’essence du moteur 3D est conservé (avec l’indispensable "remise devant vous") et le système de gestion et d’utilisation des objets est le même. En revanche ce qui change totalement c’est l’univers dans lequel évolue notre petit héros : si Hyrule était un monde médiéval-fantastique composé de plaines et de monts, ici nous explorons l’océan composé de nombreuses iles et ilots. Link prend la mer et part à la conquête de la terre ferme, historiquement on croirait passer du Moyen-Age à la Renaissance ! Du coup Link ne se déplace plus à pied ou à cheval, mais bel et bien en bateau !

Et là, ça y est, nous voilà en plein Zelda ! Exploration des iles où l’on trouvera soit des villes (en fait une seule), villages (très peu !), et leurs habitants ayant chacun un rôle et une histoire personnelle (de quoi alimenter les sous-quêtes, des monstres, des donjons, des cavernes, des événements et objets cachés... ! Le monde de Zelda a toujours été vaste, et ici cela prend une proportion hallucinante. Pour s’y repérer une carte maritime est indispensable. De plus Link devra prendre compte du souffle du vent pour pouvoir avancer et un bâton magique lui permettra de contrôler le vent (d’où le sous-titre du jeu). Manipuler le vent revient à effectuer la même manipulation qu’avec l’ocarina du temps du Zelda du même nom : en apprenant, retenant et jouant un air musical avec le paddle.

Le déroulement d’un Zelda est toujours le même : faire des rencontres capitales et parcourir les donjons où se trouvent les armes et objets à même de vous faire avancer. Autant un Zelda Ocarina of Time était à ce sujet parfaitement bien dosé, autant ici on note peu de donjons (peu vastes et très faciles), peu de villages en comparaison d’une surface d’exploration gigantesque (il se passe peu de choses au m² !).
Si de plus l’on prend en compte le nombre démesuré de quêtes secondaires (pour la plupart d’ailleurs totalement inutiles à la quête principale), on se retrouve au final avec un Zelda splendide graphiquement, extrêmement vivant de par son univers et les multitudes d’éléments qui s’y trouvent, mais aussi très court dans sa quête principale.
Il faut ainsi relever un certain manque de rythme qui fait que lorsque vous vous plongez dans une histoire, vous n’êtes pas à fond dedans à cause d’événements qui cassent le rythme (genre "je me suis perdu en mer, ah oui c’est vrai que je dois sauver Zelda en ramassant 12,4 objets qui - coup de pot - s’unissent pour faire tomber un oeuf à même de sauver Trifouillis les oies").
Mais c’est sans doute l’ambiance "nature et Découvertes" qui a ouvert la voie à une jeu plus axé sur la chasse aux trésors qu’à un huit-clos vaudevillesque chez la famille Triforce...

Toutes ces réserves émises, je peux malgré tout crier haut et fort : ce Zelda est superbe ! Ces quelques lourdeurs de conception ne sont... qu’une goutte d’eau à la mer tant le charme et la magie opèrent. Je pourrais ainsi continuer à vous parler du jeu pendant des heures avec la compatibilité GC-GBA étonnante (la gba sert de radar à tout faire !), les expressions faciales de Link ou encore des séquences absolument bluffantes à tout point de vue (qui a parlé d’Hyrule ?!), ect ect, que ça n’ajouterait rien à mon envie de vous dire "jouez à Zelda !" Ce n’est pas mon jeu préféré sur Gamecube mais il fait sans aucun doute parti des titres "coup de cœur" de la console !

A noter enfin que les premières versions de Zelda the Wind Waker (on va dire disponibles en 2003) portaient la mention "édition limitée" car il y avait un cd bonus comprenant ni plus ni moins le mythique "Zelda Ocarina of Time" et son extension inédite en Europe "Master Quest", ainsi que des vidéos des hits à venir.
RYoGA 19 septembre 2003