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La saga Dragon Ball Z sur Super Nintendo

jeudi 3 juin 2010, par RYoGA

Le manga et sa série animée Dragon Ball (Z), même si elle est terminée depuis maintenant 15 ans, continue aujourd’hui encore de générer une multitude de jeux sur toutes les consoles. On a pu voir récemment à la fois de la baston sur consoles HD, de la plateforme-aventure sur Wii, et du rpg et de l’aventure sur DS... ça n’arrête pas, et dans tous les sens !

Mais il est une époque où les jeux se faisaient plus rares. Ils n’étaient pas forcément meilleurs, mais ils cristallisaient toutes les attentes des joueurs qui suivaient en direct à la télé les aventures de leurs héros préférés. C’est ainsi qu’il y eu une période "bénie" en Europe où les jeux commencèrent à être importés rapidement du Japon... avec plus ou moins de bonheur dans les adaptations.

Seul un épisode de la saga Dragon Ball était apparu sur NES en Europe. L’épisode était pourtant un jeu de plateformes pas très bien fichu. Licence oblige, il fit un carton sur la console de Nintendo. Mais aussi une première expérience malheureuse de traduction avec des textes qui contrastaient fortement avec la série diffusée par le Club Dorothée.

Tortue Géniale devenait "l’ermite", le nuage magique "nuage volant", les Dragon Ball "les Balles du dragon", et globalement un langage petit nègre qui faisait déjà sacrément tâche. Dragon Ball sur NES était une de ces joyeuses adaptations qui faisait notre bonheur sur console, au même titre que Baman, Tortues Ninja ou... les Chevaliers du Zodiaque (pour citer la pire adaptation !).

Puis vint en Europe la saga des Dragon Ball Z sur Super Nintendo. Pour la première fois, au milieu des jeux de plateformes, rpg, ou autres jeux de cartes parus au Japon, les jeux s’orientent vers le jeu de baston, dans la droite ligne du nouvel esprit que prend la saga vers la fin de Dragon Ball et son apogée dans Dragon Ball Z. A noter qu’à l’époque, je n’ai en fait acheté aucun de ces jeux de baston neuf. Le prix élevé des cartouches Super Nintendo, la surtaxe opérée du fait que les jeux soient une licence à la mode, je me suis toujours débrouillé pour y jouer chez des potes ou les avoir d’occasion.

C’est comme ça que j’ai découvert le premier sur Super Nintendo. Le jeu avait reçu des avis mitigés, entre les fans qui jubilaient de pouvoir enfin jouer à du Dragon Ball Z sur leur console française, et ceux qui malgré leur excitation arrivaient quand même à voir que ce n’était pas terrible. En baston, il était en confrontation directe avec Street Fighter 2 avec lequel il ne pouvait guère rivaliser. Il fallait néanmoins prendre le jeu pour ce qu’il était et ne pas chercher à tout prix à le comparer.

De fait ce DBZ proposait un jeu à deux assez original avec son écran qui splittait lorsque les deux adversaires s’éloignaient. Les personnages étaient bien dessinés, les coups sympathiques, et le gameplay correct. En revanche les musiques étaient pourries, tout comme la traduction, notre ami le petit nègre étant très certainement un japonais avec quelques vagues notions de français.

Si le premier jeu obtient un bon succès, l’attente est ensuite très grande pour le deuxième épisode. Dragon Ball Z 2 la légende sayien propose de bien meilleurs graphismes, améliore grandement le gameplay et les surfaces de combat sont plus variées : les montagnes explosent lorsque vous êtes projeté dessus, des zones sous-marines font leur apparition. De part sa relative technicité le jeu commence à devenir un incontournable pour les fans de la série, mais aussi de jeux de baston.

Dans Dragon Ball Z 3 l’ultime menace, tout est repris du précédent épisode, sauf le mode histoire ! En effet les précédents jeux proposaient un mode deux joueurs, un mode championnat, et un mode histoire pour les joueurs solitaires. Ce mode histoire consistait simplement à une succession de combats qui différaient en fonction du personnage que vous incarniez au départ.

Au final rien d’extraordinaire, le minimum syndical oserais-je dire, et pourtant, ce mode histoire est absent de cet épisode ! Une raison possible de cette suppression se trouve dans la rapide localisation du jeu en Europe, alors que les nouveaux personnages à incarner, ceux de la saga Bou, ne sont même pas encore apparus dans la série diffusée en France ! On découvre donc les mystérieux Dabu (pour Dabula/Dabra) et Bou, dans des traduction ici approximatives car non réglées sur l’animé tout frais !
A noter que c’est le seul épisode où j’ai réussi à sortir toutes les attaques spéciales des persos (je n’y suis jamais arrivé sur le 2 !). Les graphismes sont plus colorés et joyeux (un peu comme lorsque l’on compare Street Fighter 2 turbo et Super Street Fighter).

Si cette trilogie nous fut servie année après année, il a fallut attendre un peu plus longtemps pour profiter de Dragon Ball Z Hyper Dimension, le dernier opus à être sorti sur Super Nintendo. Et pour cause, il change radicalement de style, autant graphique que dans son gameplay. La séparation d’écran a disparu et les persos sont donc "enfermés" dans un écran qui change selon que l’adversaire vous envoie suffisamment fort pour valser ailleurs. Les combats sont donc plus classiques mais la réalisation est excellente.

A la même époque, une seule version est sortie sur Megadrive Dragon Bal Z L’appel du destin. Le jeu est d’honnête facture. Quoique j’ai essayé de le reprendre dernièrement et je n’ai pas tenu 5 minutes !!

Des jeux Dragon Ball en veux-tu en voilà, des Budokaï sur Gamecube, à Dragon Ball Advance sur GBA, aux Budokai Tenkaïchi sur Wii (les meilleurs ?), nous aurons eu de quoi alimenter cette passion pour cet univers passionnant ! Des jeux bien supérieurs à ceux qui ont bercé la série en son temps, mais finalement voilà ceux que je retiendrai aujourd’hui !

1 commentaire

  • #
    3 juin 2010  23:32

    Ah ! J’ai l’envie depuis un moment de poster un article sur le sujet, tu m’as joliment devancé :D

    Pour moi les jeux DBZ, c’est toujours un sujet de cœur, j’aimerais cette série jusqu’au tombeau et les jeux qui vont avec aussi.

    J’étais au bord du malaise dans cette période qui vit la naissance du premier DBZ sur Super Nintendo, me disant comme souvent que je ne l’aurais de toute façon jamais vu le prix de la chose.

    Néanmoins, via emprunts ou invitation chez les potes, j’ai pu m’y essayer plus que de raison, et c’est valable pour la majeure partie des itérations vidéoludiques de la série, jusqu’a ce que la vie active me prenne.

    Bref, pour le premier opus, j’ai été assez vite destabilisé par son gameplay, le fait de devoir encaisser des coups en garde pour charger son ki a eu du mal a me convaincre, tout comme la prise en main des attaques spéciales...Bah, ça n’a pas duré bien longtemps !
    Une fois maitrisé le trip est devenu monumental, et manier les personnages qui hantaient mes mercredis matin a suffit a effacer les défauts du jeu.
    Et un autre bonheur va naitre de ces jeux, les musiques !
    J’ai passé un nombre d’heures incalculable dans le sound test du jeu, tant celle ci, malgré un rendu pas toujours très propre, collent parfaitement au personnage qu’elles mettent en valeur.
    La tension induite par le theme de Vegeta, la violence de celle de freezer, en parfaite osmose avec la pourritude de ce dernier, le coté "sonic-ien" du theme "Univers" qui illustre la salle du temps et de l’esprit, ou encore le blues prétentieux représentant Perfect Cell...

    Bref, j’ai aimé, mais rien de comparable avec le second opus qui va littéralement me scotcher la poire des années durant.
    Réalisation a des années lumières du premier, présence des fameux Bojack et Broly (Baptisé étrangement Kujila et Tara) dont on parlait tant en récré sans trop savoir qui ils étaient réellement, et un mode histoire sympa comme tout adapté aux quatre personnages dispo, avec de subtiles variations bien en adéquation avec ledit personnage incarné (plus violente pour piccolo & vegeta qui n’hésitent pas a achever leurs adversaire, tandis que Trunks et Gohan sont plus timorés et nous demande notre avis, par exemple.)
    J’ai souvenir d’un bug fun tiens aussi dans ce mode histoire, lors du combat automatique entre Goku et Cell, qui doit obligatoirement voir la défaite du saiyen, ce dernier a déclenché une telle pluie de coup (Dancing kick a outrance plus météor smash) qu’il a vidé de sa barre de vie la sauterelle géante, avant d’abandonner le match.

    Et puis il y a Cell, mon dieu Cell, la star absolue du jeu, sans être ZE boss, il crève l’écran par son sprite magnifique, sa voix qui m’obsède encore maintenant, et son maniement bien plus simple que les autres (son météor smash est d’une facilité déconcertante a placer)
    Et plein d’autres subtilités, comme les décors qui influent sur la vitesse d’exécution des coups des personnages, jouer un personnage lent comme piccolo ou broly dan sle décor poussière est un handicap qui deviens flagrant, quand on le sait :)

    Ah et puis les musiques qui sont a tomber par terre, le thème de Cell tout en lenteur et en désespoir, ou celui nommé "Géant" que j’attribue un peu a Bojack en fait qui est une merveille de composition !

    A mes yeux la merveille sur Snes, définitivement.

    Le troisième va arriver un peu plus dans la douleur, l’absence de mode histoire et ma faible connaissance de cette partie de la saga ne vont pas m’aider.
    Néanmoins, le gameplay ultra nerveux, ainsi que des musiques a crever par terre vont lui permettre de se faire une place au soleil, ainsi que la curiosité de découvrir ces drôles des zigues que sont ce grand démon cornu et ce gros bibendum rose qui fait un bruit de cocotte minute quand il attaque.
    La encore, deux musiques vont bien me scotcher, la Battle 2 illustrant Dabra et Buu, avec son rendu de boite a musique de bébé façon diabolique et le thème déspéré/plein d’espoir d’un Vegeta qui a cédé a ses démons tout en étant sur la voie de la rédemption m’ont saigné les tympans.

    Hyper Dimension pour finir la phase Snes, me laissera un peu sur ma faim, malgré une réalisation graphique assez hallucinante et un gameplay renouvelé, très proche d’un fatal fury.
    L’absence de mode histoire y est pour beaucoup, alors que les versions espagnoles et japonaise de ce titre en contenait un plutôt sympa.
    L’ambiance sonore par contre fera carton plein une fois de plus, avec un rendu froid, presque désenchanté, correspondant bien a la période trouble que vivent les héros de la saga a ce moment de l’histoire.

    J’en arrive a ce fameux appel du Destin sur MD, ayant fondé d’immenses espoirs dans cet opus , tournant sur ma 16bits fétiche.
    Je n’ai pas été déçu, même si en toute honnêteté, mes espérances pour ce titre ont bien servie de cache misère.
    Néanmoins, le gameplay assez proche du second opus snes, la possibilité de jouer Krillin, Ginyu et Rikum m’a fortement plu, ces persos étant inédits jusque là, et surtout, la possibilité de jouer un mode histoire (certes basique) pour chacun des personnages avec une fin personnelle comme dans un bon Street Fighter II m’ont ravi.

    Et les musiques n’étaient pas en reste.
    Bref j’ai aimé, tout comme j’ai aimé ton article, merci bien !