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Test : Resident Evil Revelations 3DS

jeudi 24 mai 2012, par RYoGA

Si depuis sa création la saga Resident Evil compte de nombreux épisodes sur consoles de salon, force est de constater qu’elle n’a jamais vraiment eu sa place sur consoles portables. Seuls RE Gaiden sur Game Boy Color et RE : Deadly Silence sur DS sont sortis, et encore découlaient-ils du premier volet. Je ne compte pas le récent et triste Mercenaries que Capcom n’a pas vraiment pris au sérieux. Il aura donc fallu attendre "Revelations" pour qu’apparaisse sur console portable un épisode exclusif digne de ce nom.

Test publié sur Puissance-Nintendo

Vitrine technologique de la 3DS, RER l’est assurément car à peu de choses près on se retrouve avec le moteur de Resident Evil 5. Et ça c’est la classe. Ainsi, si vous avez fait un des derniers volets, vous serez en terrain connu. Si ce n’est pas le cas, apprêtez-vous à entrer dans l’action !

Jill et Chris sont sur un bateau…

Jill Valentine débarque avec son coéquipier Parker sur un bateau voguant sur les mers déchaînées de Méditerranée où doit se trouver son vieil ami Chris Redfield. Mais rien ne va se passer comme prévu et tout bascule dans l’horreur quand les deux équipiers découvrent qu’un nouveau type de virus a été utilisé et a engendré des créatures plus horribles les unes que les autres.

Jusque là, pas de surprise, les Resident Evil ne sont pas connus pour la profondeur de leur scénario. Quoi qu’il arrive, rien ne nous sera épargné pour nous indiquer que "c’est la fin du monde", que "le méchant n’est pas celui qu’on croit" et que de toute façon tout ce qu’il reste à faire c’est de survivre au milieu d’un bestiaire pas très accueillant. Les fans sauront s’amuser du style suranné de la série. Les autres suivront de manière distraite.

Précédemment dans le RER…

Les niveaux sont traités comme des épisodes de série télé, et à côté des dialogues que s’échangent les personnages en pleines phases de gameplay, de nombreuses cinématiques viennent habiller le jeu.

Les plus marquantes sont celles qui viennent encadrer l’épisode : vous finirez toujours sur un cliffhanger, puis viendra un résumé de la situation composé des moments marquants qui ont précédé. Inutile quand on enchaîne les épisodes (qui durent grosso-modo une heure), amusant quand on reprend le jeu après quelques temps. Ce découpage scénaristique amènera quelques surprises, car tout ne se passera pas sur le bateau, mais chut, on ne voudrait pas en dire trop !

Ce qui change dans le gameplay

Votre personnage peut utiliser jusqu’à trois armes en même temps et il est possible de switcher de l’une à l’autre par un bouton ou en touchant l’écran tactile. Tout le menu est accessible par pressions sur l’écran du bas. Si le principe de sauvegarde par machine à écrire a laissé sa place à des sauvegardes automatiques à des moments-clés, le système de coffres revient, mais pour les armes uniquement. Là vous pourrez les customiser avec des compétences acquises en chemin sous la forme de kits.

À l’instar de Samus qui dans Metroïd Prime passait son temps à scanner tout ce qui l’entourait, votre personnage pourra fusiller du regard (et surtout de son pistolet-scan appelé le Genesis) les environnements à la recherche d’objets cachés ou... de traces de doigts invisibles. Pourquoi pas. Scanner les ennemis se révèle plus intéressant alors qu’il alimente un pourcentage qui, lorsqu’il atteint 100 %, offre un spray de soin. Un challenge un peu stratégique car le maximum de spray peut être vite atteint et dans ce cas le scan a plutôt intérêt à être réservé pour plus tard ; au contraire il sera primordial de scanner tout ce qui bouge jusque dans ses différentes formes (vivant, mort... mort-vivant ?!) pour faire le plein. Les sprays sont le seul moyen de regagner de la vie, les plantes et leurs combinaisons ayant malheureusement disparu.

Outre la navigation dans les menus, l’écran tactile est utilisé pour quelques énigmes basiques. Dévisser d’une pression un panneau métallique pour y trouver un schéma électrique à raccorder restera l’énigme principale. Elle reviendra à plusieurs reprises. On n’est heureusement pas encore dans Professeur Layton ! La carte des lieux pourra être consultée en 3D et on cherchera à faire tourner la structure en fil de fer pour en déceler tous les passages. Malheureusement il n’est possible de la faire tourner que sur un plan, ce qui empêche de bien se rendre compte des volumes et de fait de visualiser correctement les embranchements.

Ce qui change (encore mieux) le gameplay

Grande nouvelle, on peut enfin avancer tout en pointant son arme ou en tirant ! On peut aussi toujours faire un 360° sur soi-même pour regarder ce qui se trame dans son propre dos. On retrouve le côté un peu rigide si particulier de la série, et même avec la caméra réglée avec le stick du circle pad pro compatible on peut patauger un peu dans les couloirs exigus. Enfin rien de comparable avec la mélasse imposée par Kid Icarus Uprising.

Enfin la dernière nouveauté majeure consiste en des phases de gameplay sous l’eau. Si se déplacer dans une grande étendue d’eau peut être un peu déstabilisant, on aura plus de facilité à parcourir les couloirs immergés. Le stress occasionné par la gestion de la jauge d’oxygène ne rend que plus gratifiante la localisation d’une zone d’air salvatrice. À noter que plus on avance plus ces scènes sont réussies. Pour tout dire on aurait aimé en avoir plus !

Ce qui ne change pas et qu’on aime bien

Jill est un personnage attachant et la 3D lui rend hommage, je tenais à le dire. Voilà, c’est fait.

Comme dans les derniers épisodes, quelques séquences plus musclées vous mettront aux commandes d’appareils de destruction massive, et ça, on aime bien !

Globalement les situations restent très variées et l’on retrouve tous les habituels temps forts de la série comme les moments de résistance face à des hordes d’ennemis, des boss bien costaux ou encore les fuites chronométrées.

La 3D de la 3DS

Nombreux sont ceux qui se demandent si la 3D relief est utile pour tel ou tel jeu. Pour Resident Evil Revelations c’est mitigé. La 3D n’apporte rien si ce n’est un côté plaisant mais pas spectaculaire pour autant. On a quand même envie de la laisser allumée.

Malheureusement, un peu comme pour Zelda, on est pas mal amené à bouger et les sautes de l’image sont fatigantes. On notera toutefois que la qualité du relief est beaucoup mieux gérée que dans ledit Zelda. Bref, comme d’habitude, on joue beaucoup avec le curseur pour l’ajuster selon ses envies et sa fatigue.

Le mode Commando

Lorsqu’au bout d’une dizaine d’heures vous aurez terminé l’histoire (et que vous serez peut-être sur votre faim), le mode commando aura de quoi vous occuper encore quelques temps, voire plus, si affinités. Ce mode consiste à retraverser tous les environnements connus, entièrement ou partiellement, pour aller au bout et faire du score.

Votre temps, les armes et munitions utilisées, le nombre d’ennemis tués et la façon dont vous l’avez fait : tout sera question de scoring. Des points d’expérience vous seront attribués. Ils augmenteront votre niveau, lequel déterminera votre faculté à utiliser des armes toujours plus efficaces. Bienvenue dans une quête de puissance !

À noter qu’il est possible de partager cette expérience avec un deuxième joueur en ligne, et que cela marche parfaitement bien ! C’est un plaisir de faire une ou plusieurs missions avec un joueur choisi selon critères pour partager le boulot. Dommage qu’aucun type de communication ne soit permis avec le joueur qui vous accompagne. La durée de vie de ce mode dépend de votre attrait pour ce type de jeu. Quelques heures, plusieurs dizaines d’heures ? Voilà en tout cas un mode ambitieux et réussi pour le online de la 3DS !

Resident Evil Revelations est un bon épisode dans la série, qui sait apporter quelques nouveautés sympathiques (à défaut de grandes révélations, que cela soit dit !). Le ton décomplexé de l’aventure convient bien à un épisode portable. À côté des phases d’exploration et des scènes d’action musclées, les séquences horrifiques sont de retour et promettent des moments tendus. Une valeur sûre de la 3DS.